Maux de tête, nausées, fortes odeurs nauséabondes couvrant une zone allant du Havre à l'Île de France, en passant par l'Eure et ressenties jusqu'en Angleterre... Le nuage malodorant en provenance de l'usine Lubrizol de Rouen a provoqué un début de panique dans la population le 21 janvier dernier, entraînant la saturation des standards téléphoniques des services de secours, pris d'assaut par une foule anxieuse face à un phénomène aussi soudain que mystérieux. Las, le mystère s'est vite dissipé, au contraire de son nuage pestilentiel qui lui a perduré un moment, la fuite de mercaptan (traceur pour le gaz de ville destiné à détecter les fuites de gaz) cause de ces désagréments, localisée dans l'une des cuves de Lubrizol. Et, bien que l'entreprise et les autorités aient rassuré l'inquiétude légitime de la population, sur la non-toxicité de la fuite, le mal n'en était pas moins fait. Il n'y avait qu'à lire le déchaînement des internautes sur les réseaux sociaux ce lundi soir, réclamant toute la lumière sur l'affaire, s'inquiétant pour leur santé ou encore demandant des sanctions à l'encontre de la société responsable, et de se demander comment, à l'heure où l'on prêche sans fin le développement durable, faire cohabiter une usine de type Seveso au milieu du centre-ville d'une grande agglomération ? Qui plus est, installée sur les bords de Seine non loin du futur quartier Luciline, étendard du renouveau urbain de la capitale normande... Et plus encore du futur éco-quartier Flaubert porté par la Crea, entre les ponts Gustave Flaubert et Guillaume le Conquérant, devant accueillir à terme, 10.000 habitants, des commerces, des équipements de loisirs, des espaces de promenades et la réhabilitation des quais de la Seine. Un projet : « A dimension écologique, celle de l'excellence environnementale, qui mette en application les principes du développement durable et affirme dans l'espace urbain des valeurs », explique le site de la Crea...
Sébastien Colle @email
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