Air France, Bureau Veritas, Hachette livre, Vinci, la Matmut… La cible client d’Imprimalog est exclusivement composée de grands comptes. L'entreprise propose une activité d’imprimerie couplée à celle de logisticien. Elle réalise une gamme de produits qui vont de la carte de visite aux chemises en passant par les enveloppes et les carnets, ainsi que tous les imprimés de gestion administrative et de communication. Imprimalog fabrique, stocke certains produits puis les réparti dans les différentes agences de ses clients sur le territoire français, en fonction des besoins.
Des commandes par site web
"Les agences de nos clients passent leur commande via notre site web. Ce sont plus de la moitié des actes d’achats de ces grands comptes qui s’effectuent à présent grâce au web. Un cycle qui s’achève par des factures dématérialisées pour 30% de nos clients. Et si la facture moyenne de nos 1.800 clients est de 208€ HT, elle est de 97€ HT pour celles qui transitent par le web. Nous réalisons de petits volumes mais ceux-ci nous permettent d’afficher un chiffre d’affaires de 3,6millions d’euros", assure Benoit Wattel, président d'Imprimalog.
Du métier d’imprimeur, Imprimalog est passé à un métier de services, de facilitateur d’actes d’achats. Mais, avec un outil de commande en ligne vieux de dix ans, des problèmes de compatibilité avec les logiciels les plus récents sont apparus. Les remarques des clients sur le manque d’adaptation de l'outil informatique de la société ont fini de décider la direction à passer un cap.
Refonte complète de l’outil
"Nous avions différents problèmes à résoudre comme de donner à nos clients la possibilité du paiement à la commande ou encore d’optimiser nos fichiers clients sous format Pdf afin d’obtenir une meilleure exploitation en matière de production. En regardant les sites existants, je suis arrivé à la conclusion de la nécessité d’une plateforme innovante, c’est pourquoi j’ai contacté l’agence d’innovation régionale Seinari", explique le dirigeant. Avec l'aide de l'agence d'innovation régionale, l'entreprise a ainsi pu monter un cahier des charges financé à 80% par une subvention. Au final, un document d’une trentaine de pages a permis de définir l’ergonomie du site et sa partie data. Seinari a également aidé Benoit Wattel à entrer en contact avec BPI France pour l’obtention d’un prêt à taux zéro de 63.000€ destiné à mettre en place le nouvel outil. Un chantier effectué en deux parties avec d’abord le développement puis la migration des clients de l’ancien au nouveau système pour le second semestre 2015. Au final, le dossier représente 130.000€ HT pour l’entreprise. "Mais, c’est un effort essentiel qui va nous permettre de rester compétitifs et qui s’intègre dans notre stratégie d’amélioration continue", s'enthousiasme le dirigeant.