Impayés.Les méthodes efficaces pour faire rentrer votre argent

Impayés.Les méthodes efficaces pour faire rentrer votre argent

Retards de paiement et impayés coûtent cher aux entreprises. Il existe pourtant des méthodes éprouvées pour donner un coup d'accélérateur aux rentrées d'argent et améliorer ainsi la trésorerie de l'entreprise. Tour d'horizon. Dossier réalisé par Caroline Scribe

Bonne nouvelle! L'activité économique redémarre, les carnets de commande se regarnissent. Encore faut-il être en mesure de recouvrer les factures générées par l'activité commerciale. Retards de paiement et impayés coûtent cher aux entreprises. Inversement se faire payer rapidement permet d'optimiser les besoins en fonds de roulement et de réduire les financements bancaires. En 2008, les délais de paiement en France étaient nettement supérieurs à la moyenne européenne: 67 jours contre 57. C'est pourquoi la loi sur la modernisation de l'économie (LME) a prévu, à partir du 1erjanvier 2009, une réduction de ces délais dans l'objectif d'améliorer le financement des entreprises.




Douze jours de retard de paiement en moyenne

Les délais de paiement entre entreprises sont désormais plafonnés à 60 jours nets ou 45 jours fin de mois. 34 accords interprofessionnels dérogatoires ont été homologués en prévision d'une mise en conformité progressive jusqu'au 31décembre 2011. Au premier janvier2010, l'Observatoire des délais de paiement notait qu'en moyenne ceux-ci s'étaient réduits pour atteindre 49 jours de chiffre d'affaires pour le crédit clients et 56 jours pour le crédit fournisseurs. Les retards de paiement se situaient en moyenne à 11,6 jours. 61% des entreprises auraient bénéficié d'un gain de trésorerie. La CGPME, dans une enquête menée entre mai et juillet 2010, relevait toutefois que la LME avait induit des comportements sujets à controverse, tels que demande de gestes commerciaux ou du report de la date de départ du délai de paiement.




«Une créance de deux ans est morte»

Indépendamment de la loi, récupérer son argent dépend bien sûr de l'efficacité des méthodes employées et de la rapidité de réaction. «Plus vite on essaie de récupérer ses sous, plus on a de chance de les revoir. Une créance de six mois est en train de mourir, une créance de deux ans est morte», affirme Maître Alain Bobant, huissier de justice à Rochefort (Charente-Maritime). L'enjeu majeur pour les entreprises est donc de récupérer rapidement l'argent dû tout en préservant la relation commerciale avec le client. Pour encaisser rapidement le fruit de leurs efforts commerciaux, les entreprises disposent de plusieurs moyens: recours à l'affacturage, externalisation du recouvrement, relance systématique ou, quand cela n'est pas suffisant, procédures en justice. Quels sont les avantages et inconvénients de ces différentes solutions? Leurs coûts? Quand faut-il employer une méthode plutôt que l'autre? Éléments de réponse.