Le marché strasbourgeois
Selon les observateurs, le marché a reculé dans une fourchette allant de -23% (57.900m² de demande placée selon Olivier Heydt, de Rive gauche CB Richard Ellis) à -42% (50.000m² selon Yves Noblet, BNP Paribas Real Estate). Chez DTZ, Vincent Triponel estime que la demande placée s'est élevée à un peu plus de 53.000 mètres carrés. Les services publics de l'État et les collectivités ont été parmi les grands animateurs du marché l'an dernier. Avec par exemple, la reprise du bâtiment Axa à la Meinau par le conseil général du Bas-Rhin. Un quartier qui, dans ce marasme, semble avoir le vent en poupe. Conséquence de la crise, les stocks atteignent des niveaux records, particulièrement dans l'ancien. 176.000 mètres carrés selon BNP Paribas, dont près de 70% de seconde main.
Le marché mulhousien
Il afficherait un recul de l'ordre de 25% l'an dernier, selon Olivier Braun, de BNP Paribas Real Estate, à 9.000 mètres carrés. «2009 a été une année maussade», confirme Jean-Arnaud Desaulles, de CBRE Desaulles, qui, lui, estime à 11.000 mètres carrés les volumes placés. Un recul expliqué par la crise bien sûr, mais aussi par une diminution de l'offre de neuf à Mulhouse et environs. Une ville où les stocks ont également progressé (+6% environ), particulièrement en seconde main. Enfin, du côté des prix, à Mulhouse comme à Strasbourg, on constate un relatif maintien, au moins dans le neuf. En revanche, la négociation est plus âpre et les demandeurs parviennent plus facilement à négocier des franchises de loyer ou la prise en charge de travaux par le propriétaire.
À Strasbourg comme à Mulhouse, l'immobilier de bureaux a souffert l'an dernier de la crise.