«2010 sera une bonne année», assure Thibaut d'Anterroches, directeur de l'agence lyonnaise de CB Richard Ellis. «L'immobilier d'entreprise a repris dans l'agglomération lyonnaise grâce à de grandes demandes placées.» Avec des prévisions d'atterrissage à 210.000m² de demandes placées en fin d'année concernant les bureaux (contre 164.000m² en 2009) et 460.000m² prévus en locaux d'activités (contre 640.000m² en 2009, année exceptionnelle), l'année 2010 apparaît comme une période de reprise.
Se méfier des bons résultats de 2010
Cependant, Thibaut d'Anterroches estime «qu'il faut rester vigilant et ne pas penser que nous sommes totalement sortis de la crise.2010 est une année qui cache la faiblesse des moyennes et petites demandes placées par rapport aux meilleures années.» Même son de cloche du côté d'Hugues Devillard, directeur de l'agence CBRE Grenoble. «2010 est une année bizarre. Le marché des bureaux se porte bien à Grenoble, avec environ 50.000m² (contre 38.000m² en 2009), explique-t-il. En ce qui concerne les locaux industriels, la demande se situe surtout à l'acquisition alors que l'offre est essentiellement à la location.» Ces propos confirment le manque d'offres neuves sur la région grenobloise, qui devrait s'aggraver encore en 2011. Aujourd'hui, les prévisions atteignent 60.000m² en fin d'année contre 101.000m² en 2009. Du côté de l'agglomération stéphanoise, Bertrand Serre, dirigeant de GIT Immobilier, assure que «2010 sera une bonne année avec une estimation se situant à 35.000m² de bureaux commercialisés contre 25.000 en 2009. Pour les locaux industriels, le schéma est sensiblement le même, avec 102.700m² estimés en 2010 contre 79.000m² placés en 2009.» Bertrand Serre a vu de son côté revenir des PME dans le marché. Il existe donc une disparité entre les trois grandes agglomérations rhônalpines même si elles connaissent globalement de bien meilleurs chiffres en 2010 qu'en 2009.
Après une année 2009 au coeur de la crise, l'immobilier d'entreprise a vu son activité reprendre des couleurs en 2010 dans la région Rhône-Alpes. Cependant, les professionnels du secteur restent sur leur garde.