L'association Imed (Ingénierie Méditerranéenne pour l'Export et le Développement) vient de lancer une nouvelle formule de son concept de VIE à temps partagé pour les entreprises. Le pôle Ea éco-entreprises en a été le premier bénéficiaire en Turquie. « L'Imed a vu le jour voici 25 ans. À l'origine, il s'agissait de mettre des VSNE à temps partagé à disposition des entreprises dans les principaux postes d'expansion économique en Méditerranée », rappelle Gabriel Rebourcet, aujourd'hui président de l'association créée par Nicolas Boyadjis. Les VSNE ont été remplacés par les VIE (volontariat international en entreprise) mais le principe est demeuré le même. Les PME partagent les frais d'un VIE installé dans un pays. Une solution efficace pour faire ses premiers pas à l'export sans prendre trop de risques. « En deux années, un VIE traite en moyenne une dizaine d'entreprises. Cela demande une agilité intellectuelle et une remarquable pratique du terrain. Avec le développement des responsabilités de la région dans le domaine de l'international, nous avons imaginé élargir le concept à des filières », poursuit Gabriel Rebourcet. L'Imed s'est alors rapproché du cluster Ea éco-entreprise.
Deux VIE en Turquie
« Nous accompagnons des entreprises dans le domaine de l'environnement. Nous avions réalisé des missions en Turquie et certains de nos membres souhaitaient pouvoir disposer de suivi avec ce pays. Nous avons alors songé au concept du VIE et nous nous sommes tournés vers l'Imed », ajoute de son côté Christelle Maffre, chargée de mission au sein du pôle Ea. Six entreprises du pôle ont joué le jeu et deux VIE ont été recrutés. « L'objectif pour elles est de rencontrer des sociétés turques, de trouver des partenaires locaux et, ensuite, de monter des missions avec les VIE. En mutualisant, nous divisons par trois le coût d'un VIE. En travaillant par filière, l'action du VIE va en outre être optimisée. Il va mieux connaître le secteur d'activités. En moyenne, les PME peuvent faire gagner de six mois à un an de travail sur un pays. Au bout d'un an, l'entreprise doit être capable de répondre à des demandes et de faire des offres », détaille le président de l'Imed, dont l'action est soutenue par la région Paca.
Imed
Marseille Gabriel Rebourcet 04 91 91 47 72 www.imedfr.org