Quatre salles de plus, c'est ce qu'il faut à la champignonnière Légulice (marque Lou), à Poilley, pour se lancer dans la culture bio. À côté des douze nouvelles salles ouvertes l'été dernier, ce projet est actuellement à l'étude. « Ce sont des salles de deux tiers plus petites, mais qui utilisent le même process », explique Benoît Roze, directeur général de l'entreprise qu'il a fondée avec Emmanuelle Roze et Fabrice Chapuzet.
2,5 M€ à réinvestir et 35 emplois de plus
Aux 110 emplois actuels du site breton, pourraient s'ajouter des postes supplémentaires liés à la nouvelle activité. « Le bio rajouterait environ 35 cueilleurs », calcule Benoît Roze qui assure que 80 % des emplois sont pourvus en local. Pour le reste, Légulice a recours à de la main-d'oeuvre polonaise surtout. Ce projet bio représente également un nouvel investissement conséquent, de quelque 2,5 millions d'euros, « sur un terrain en cours d'acquisition », dans le prolongement du site actuel. Reste à trouver le financement, car les actionnaires de Légulice avaient déjà eu du mal à boucler leur tour de table pour faire naître leur première champignonnière. Sur un budget de huit millions d'euros, la collectivité locale Louvigné Communauté a pris en charge six millions, pour un bâtiment « blanc » que l'entreprise rembourse sous forme de crédit-bail. Elle a donc eu à investir environ deux millions d'euros dans le process et le matériel.
Deuxième champignonnière à 8 M€ en Haute-Loire
À Chaspuzac, en Haute-Loire (43), pour sa deuxième champignonnière annoncée au début de l'année, Légulice doit investir aussi huit millions d'euros. « On souhaite que ce soit moins... », confie Benoît Roze, qui se tourne cette fois vers un investisseur privé pour le montage financier. « Le terrain nous est déjà réservé. Notre objectif est d'ouvrir au deuxième trimestre 2017 », ajoute l'entrepreneur breton qui veut ainsi doubler sa production - 4.500 tonnes sur chaque site - et mieux servir son marché au sud. « Nos produits sont un succès commercial. Nous manquons par exemple de champignons émincés, souligne Benoît Roze. En septembre, nous aurons atteint notre pleine capacité à Poilley. » Le cap des 2.800 tonnes a été franchi très récemment. Le bio pourrait quant à lui représenter 1.500 tonnes par an.
À Poilley, près de Fougères (35), la nouvelle champignonnière bretonne Lou de la société Légulice pourrait déjà s'agrandir. Un projet de salles pour la culture bio est en cours. Budget : 2,5 millions d'euros.