Un premier recensement des acteurs rennais du numérique avait été réalisé dans le cadre de la rédaction du dossier de candidature French Tech. L'Audiar Rennes vient d'actualiser cette cartographie des atouts du territoire, posant un diagnostic et, au-delà, un "regard inédit" sur les marchés adressés par les acteurs de ce secteur, ainsi que leur poids économique. Ils représentaient ainsi 3.000 entreprises (dont 800 avec salariés et 194 startups) portant au total 29.923 emplois en 2014, dont 25.911 concentrés dans l'aire urbaine de Rennes. Le groupe Orange porte à lui seul 4.800 de ces emplois et 34 scale-ups ("gazelles") regroupent 1.500 emplois.
830 emplois nouveaux par an
En six ans, ce sont 5.100 emplois qui ont été créés selon cette étude, soit près de 830 par an. Sachant que l'objectif d'Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, est de générer 1.000 emplois nouveaux chaque année. Les startups y contribuent ; elles sont 194 identifiées (pour 809 emplois) et 30 nouvelles par an. Quant à leur business, réalisé sur 18 marchés, il est estimé à quatre milliards d'euros en chiffre d'affaires cumulé. Combien d'entreprises sont rentables ? Ce critère n'est pas mesuré...
Cette démarche sera poursuivie pour "permettre d'identifier les opportunités à saisir ou les menaces à lever afin de pérenniser le développement de l'écosystème numérique rennais à court, moyen et long terme", écrivent les deux partenaires de cette étude, Henri-Noël Ruiz, directeur de l'Audiar, et Stanislas Hintzy, le directeur de la French Tech Rennes - Saint-Malo. Le territoire breton se place 3e pôle de recherche publique national (3.000 salariés) après Paris et Grenoble, 3e pôle aussi sur le segment télécoms (derrière Paris et Lyon), mais aussi au 4e rang national pour la densité d'emplois numériques, 6e en termes de gains nets d'emplois depuis 2008.