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"Nous sommes la deuxième région française en matière de cybersécurité"
Bretagne # Cybersécurité # Réseaux d'accompagnement

"Nous sommes la deuxième région française en matière de cybersécurité"

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Bretagne Cyber Alliance est une association née en avril 2024, pour fédérer les acteurs bretons de la filière de la cybersécurité et sensibiliser le monde économique et la population aux risques cyber. Le président de la structure, Jérôme Tré-Hardy, qui est également conseiller régional, précise les enjeux de l’association.

Jérôme Tré-Hardy, président de Bretagne Cyber Alliance, lors de l’inauguration par le campus cyber breton, Bretagne Cyber Alliance, de la Maison des entreprises de Lannion, le 27 novembre 2024 — Photo : Bretagne Cyber Alliance

Bretagne Cyber Alliance a été créée en novembre 2024. Pourquoi ?

Bretagne Cyber Alliance est le fruit de la vision de Jean-Yves Le Drian (ancien ministre et président de la Région Bretagne, NDLR). Il estimait que si la Bretagne avait des compétences dans les Télécoms, elle pouvait en avoir dans le numérique puis dans la cybersécurité.

Que représente ce secteur de la cybersécurité en Bretagne ?

Nous sommes la deuxième région, derrière la région parisienne, en termes de poids économique. La cybersécurité bretonne, c’est 160 entreprises, 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et 8 000 emplois. Nous avons une offre particulièrement forte dans la formation : un tiers des formations en cybersécurité en France se font en Bretagne, par la Cyberschool de l’université Rennes ou l’Ensibs de Vannes, par exemple. Ce qui représente 200 chercheurs.

Comment cette force est-elle répartie géographiquement sur le territoire ?

Nous avons des places fortes comme Rennes, où se trouvent l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) mais aussi le centre de recherche de la direction générale de l’armement et le commandement de la cyberdéfense de l’armée. Il y a aussi Brest, qui rayonne dans la cybersécurité maritime, Lannion, Vannes… Parmi les entreprises, on peut citer les Bretilliens Sekoia, Glimps, Anozrway et Wallack, le Costarmoricain Sekost, le Brestois Diateam…

Quels sont les objectifs de Bretagne Cyber Alliance ?

Nous voulons d’abord protéger les Bretons car la cybersécurité est un sujet éminemment politique et sociétal. Nous avons quatre grands axes de travail : animer l’écosystème breton, travailler sur la formation, favoriser le développement économique et diffuser la culture cyber parmi la population. Il faut une prise de conscience de la population et des acteurs économiques qu’il faut avoir une hygiène numérique.

Quels sont les moyens dont dispose Bretagne Cyber Alliance pour atteindre ces objectifs ?

Nous assumons notre interaction avec le ministère des Armées. Nous avons en Bretagne une présence militaire très forte et le dialogue civil – militaire est une force. Nous sommes le relais en Bretagne du campus cyber national, qui se trouve à Nanterre (Hauts-de-Seine). Nous participons à son conseil d’administration en binôme avec la Région Aquitaine. Avec le label Campus cyber breton, nous favorisons en les labellisant des événements, comme le Breizh CTF (compétition de sécurité informatique, NDLR) de Rennes, les 14 et 15 mars, ou des bâtiments.

Comment l’association Bretagne Cyber Alliance fonctionne-t-elle ?

Nous avons des groupes de travail sur nos principales thématiques, qui incluent des acteurs comme Breizh Cyber, le centre de réponse aux cyberattaques de la Région. Nous dialoguons également avec le national : l’Armée, les députés, les autres régions mais aussi l’Europe, par exemple avec la Toscane (Italie). Notre action n’en est qu’à ses débuts. Nous avons eu notre assemblée constitutive en avril 2024. Elle a institué un conseil d’administration, où figurent des collectivités, des représentants des entreprises comme le Medef, le ministère des Armées, le Pôle d’excellence cyber (Ille-et-Vilaine), l’Institut national de recherches en sciences et technologies du numérique (Inria, Rennes)… Et une assemblée.

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