MS3D va de levée en levée de fonds, et ce n'est pas fini ! L'entreprise de 20 salariés née en 2010 à Bruz, dispose d'un potentiel de développement énorme, avec une technologie unique. Elle propose des machines permettant le contrôle de conformité dimensionnelle des pièces industrielles, et ce directement sur la ligne de production. « Nous sommes les seuls au monde à être capables d'intervenir sur des pièces très complexes, avec une précision inférieure au micron », explique Marc Rosenbaum, président de Mesure Systems 3D. Le contrôle est ainsi tridimensionnel, de très haute précision, sans contact, permet de vérifier 100 % des pièces fabriquées en quelques secondes, même avec des géométries complexes. Une technologie pour l'instant installée chez des clients dans l'automobile essentiellement, et bientôt dans l'aéronautique. « Nous sommes en discussion avec un spécialiste mondial des roulements, en Suède, SKF, qui travaille sur les nouveaux moteurs de l'A320 », explique Marc Rosenbaum. L'entreprise a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires d'un million d'euros (une machine coûte entre 300.000 et 500.000 euros).
Bpifrance en soutien à 50 %
Pour commercialiser ses machines, assemblées à la commande à Bruz, MS3D a besoin d'une force de frappe commerciale, et d'un développement R & D permanent pour adapter ses systèmes aux industriels. C'est pour cela qu'elle lève des fonds. Après une série de nouvelles entrées d'investisseurs l'an dernier (1.5 million levés en tout), l'entreprise fondée par Marc Rosenbaum et Didier Le Néel a désormais besoin de 2,5 millions d'euros. « Bpifrance nous a assuré qu'elle mettrait 1€ pour 1€ investi, à condition qu'il s'agisse de nouveaux investisseurs », précise le président.
Quatre levées de fonds en 2015 !
La somme, conséquente, ne se trouve pas d'un coup de baguette magique... En cours de discussion avec Volkswagen, Toyota et Opel (GM), MS3D a eu recours, en attendant, à plusieurs « petites » levées, pour poursuivre sa R & D (30 % du CA), notamment pour les roulements dans l'aéronautique. « Là où dans l'automobile on contrôle vingt références, on en contrôle 200 à 300 sur des petites séries d'avions », explique le dirigeant.<br /> Trois premières levées de 170.000 euros ont été réalisées en ce début 2015 par les actionnaires actuels (Nestadio et le réseau Paris Business Angels) et une quatrième du même montant permettra aux deux fondateurs de remonter un peu au capital.
Nouveaux marchés dans l’auto, mais pas uniquement
En même temps, il est des clients qui ne peuvent attendre, même si le travail pour les convaincre d’acheter une machine MS3D est long. Toyota devrait ainsi passer sa première commande le mois prochain. «<TH>Nous terminons aussi un projet avec Opel (GM), confie Marc Rosenbaum, et nous espérons une commande aussi pour cette année. Nous avons également obtenu l’accord de principe du P-dg du groupe Volkswagen pour une commande qui doit arriver prochainement, pour le contrôle de systèmes d’engrenage<TH>». L’Allemagne est donc une priorité pour MS3D, même s’il faut aussi «<TH>être aux États-Unis, y mettre le paquet dès 2016. Nous avons déjà une personne sur place. À terme, notre marché prioritaire, c’est l’Asie, qui démarre fort en construction automobile, c’est là que ça se passe<TH>!<TH>», constate le dirigeant.
Mais il n’y a pas que des applications dans l’automobile<TH>: «<TH>Nous venons de recevoir une commande d’Areva, se réjouit Marc Rosenbaum. À terme, ce sont 20 machines qui vont suivre<TH>!<TH>» Cette année, MS3D devrait ainsi atteindre les 1,7 à 2millions d’euros de chiffre d’affaires, pour une rentabilité dès 2016. «<TH>Avant, même, si les grosses commandes se concrétisent cette année<TH>», espère Marc Rosenbaum.
> MS3D (Bruz) : Psdt : Marc Rosenbaum ; DG : Didier Le Néel ; 20 salariés ; CA 2014 : 1 million d'euros ; 02 99 52 47 40 ; www.ms3d.eu