Afin de répondre à un cahier des charges environnemental, visez-vous l'obtention de certains labels?
Oui, la préfecture du Morbihan vient de nous attribuer trois étoiles à l'ouverture. Nous attendons maintenant que l'hôtel soit en exploitation pour faire valider les labels écocert pour les menus bio du restaurant, tourisme et handicap et la certification HQE et BBC 2005 pour une consommation d'énergie que nous voulons inférieure de 50% à la réglementation thermique en vigueur.
Alors que l'hôtel est éloigné des grands pôles urbains, vous positionnez-vous sur une cible professionnelle?
Nous ne sommes qu'à 13km de la gare TGV de Redon et avons mis en place des navettes depuis Rennes et Redon vers La Gacilly. Le tourisme d'affaires explose déjà! Selon nos prévisions, à fin septembre2009, nous aurons réalisé 80.000€ de chiffre d'affaires avec cette clientèle, sans même avoir communiqué. Soit environ 600 séminaristes résidentiels, dans des groupes de 20 à 40 personnes. Nous débordons même sur l'hôtellerie locale. D'ailleurs, aujourd'hui ils profitent de notre arrivée plus qu'ils n'en souffrent.
Pour quelles raisons les entreprises choisissent-elles votre hôtel pour leurs rencontres professionnelles?
Les sociétés sont en recherche de sens. Avec la crise actuelle, les entreprises ne peuvent plus louer des palaces pour en mettre plein la vue à leurs clients ou leurs collaborateurs. Elles recherchent des lieux qui ont du sens, qui justifient leurs notes de frais, et qui se positionnent sur le développement durable. Nous sommes d'ailleurs en train de mettre en place des Eductour sur ce thème avec Ethicity.
Y a-t-il un budget dédié à la communication pour le lancement de l'éco-hôtel?
Oui, il est de 50.000 €. Il s'agit d'un budget start-up pour assurer l'inauguration de l'hôtel, le lancement du site internet, la communication et les relations publiques. Il y a déjà un buzz autour de la marque, mais l'hôtel ne peut pas fonctionner rien qu'avec cela. Beaucoup de curieux s'intéressent à l'hôtel. Il faut aujourd'hui que nos objectifs soient qualitatifs, que nos clients soient satisfaits à 100%. Certains grands cadres du groupe Yves Rocher, qui ne bénéficient pas de gratuité, trouvaient le prix prohibitif sur le papier. Une fois sur le terrain, ils ne l'ont pas trouvé si cher.