D'après une étude du cabinet Deloitte, Lyon tire son épingle du jeu en 2009 avec une baisse du Revpar (revenu par chambre disponible) moyen de 2,6% (contre 8,5% au plan national), grâce au maintien d'un prix moyen d'hébergement en augmentation (de 1,3%). Pour Olivier Petit, directeur associé de Deloitte Tourisme, qui présentait le 1ermars dernier ces résultats à la CCI de Lyon, «Lyon est dans le tiercé de tête des agglomérations les moins touchées par la baisse de fréquentation des 4 étoiles». L'agglomération, qui a oeuvré ces dernières années pour la désaisonnalisation avec l'organisation d'événements, en récolte donc les fruits. «L'activité a atteint sa maturité. Les résultats de 2009 montrent que nous ne sommes plus obligés de casser les prix pour attirer du monde», commentait pour sa part Roland Bernard, président de la commission tourisme de la CCI de Lyon. Il met d'ailleurs en garde contre la tentation de l'hôtellerie économique et super-économique: «Sur 12.000 chambres, 60% sont économiques alors que le taux est de 30 à 40% dans les grandes villes européennes.» Avec seulement 350 chambres haut de gamme et quatre hôtels de plus de 200 chambres, dont le nouveau 4 étoiles NH Hoteles, ouvert à Lyon-Saint Exupéry en 2009, Lyon manque d'un ?gros-porteur? d'après le spécialiste. Mais le marché patine : les projets en cours peinent à sortir de terre (Antiquaille, All Seasons à la Part-Dieu), tandis que les sites d'avenir font l'objet d'expectatives.
Nouvelles enseignes
On évoque un hôtel de luxe Colombus à la Confluence, un établissement design Mama Shelter dans le 7earrondissement... À l'Hôtel-Dieu, la candidature du groupe Accor aurait été écartée car le groupe est déjà fortement présent à Lyon, ouvrant la voie à cinq candidats: Four Seasons, Starwood, Intercontinental, Hyatt et Fairmont. Des enseignes de «grande renommée» qui pourraient dynamiser le paysage hôtelier. Reste à passer des intentions aux actes.
En 2009 à Lyon la fréquentation des hôtels haut degamme a ?relativement? peu souffert. Mais à l'avenir, le manque de chambres risque d'entraver l'accueil de grands événements.