Horus : Le robinetier surfe sur une «Nouvelle vague»
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Horus : Le robinetier surfe sur une «Nouvelle vague»

Reprise fin 2008 par Fran-çois Retailleau, la société Horus, à Obernai, se restructure autour de gammes plus contemporaines. Sans renier le rétro qui fit jadis son succès.

La société Horus, fabricant de robinetterie haut de gamme, a été mise à mal par la crise, conjuguée à la faiblesse du dollar. «Car les États-Unis représentent notre première part de marché», explique son dirigeant, François Retailleau. Plus de 60% du chiffre d'affaires est réalisé à l'export (USA, Pays de l'Est, Russie -marché en plein essor -, et Asie).




Un modèle chahuté

Le modèle économique de la société - qui dans les années 80 avait remis au goût du jour la mode rétro avec sa gamme Julia - avait déjà été sérieusement chahuté au début des années 2000, «avec l'émergence de fabricants étrangers, notamment italiens, très forts en marketing et design. Ceux-ci ont tiré la robinetterie vers des gammes très contemporaines». Un train que n'a pas pris Horus à cette époque, «même si une gamme contemporaine est apparue dans notre catalogue en 2005, sans jamais vraiment décoller», indique François Retailleau. Ex-Dg d'Alsabail, celui-ci a réuni autour d'une table deux partenaires privés et Alsace création pour reprendre la société à la fin de l'année dernière. «Nous avons injecté 800.000€ pour la restructurer, et en refaire un des acteurs qui compte dans la robinetterie française de qualité». Une réorganisation qui s'est accompagnée de quatre licenciements économiques. «La situation économique de la société aurait dû conduire à un plus grand nombre de licenciements, mais j'ai tenu à préserver au maximum notre équipe afin d'être prêt à redémarrer le jour J, que j'espérais plus rapide...»




Développement éclair

C'est dans une gamme contemporaine épurée, ?Nouvelle vague?, qu'Horus fonde ses espoirs de renouveau, sans pour autant abandonner le rétro, qui représente aujourd'hui 80% des ventes. «Nous travaillons actuellement à la rationalisation de nos gammes rétro, beaucoup trop nombreuses». Nouvelle vague a été développée en interne par son bureau d'étude (3 personnes dont une diplômée de l'école des arts décoratifs de Strasbourg), et assemblée dans son atelier - tout comme les produits des autres gammes. 200.000€ ont été investis pour sa conception, la communication et la commercialisation. Cette dernière a été lancée à la mi-octobre, après un développement éclair de 9 mois. «L'objectif avec cette gamme est de toucher le plus grand nombre, à un prix qui la place non plus dans une catégorie de luxe mais haut de gamme.» Trois nouvelles collections sont en cours de développement qui seront présentées, aux côtés de Nouvelle vague, au prochain salon Idéo Bain, en 2010, à Paris.

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