Haute-Garonne : Taxe additionnelle de 10% : Comment réagissent les hôtelliers ?

Haute-Garonne : Taxe additionnelle de 10% : Comment réagissent les hôtelliers ?

Frédéric Michel, président de la branche hôtellerie de l'UIMH 31, réagit à l'annonce d'une taxe additionnelle de 10% à la taxe de séjour votée le 29 janvier dernier par le Conseil départemental.

"Nous ne décolérons pas car la profession a été méprisée." Frédéric Michel est président de la branche Hôtellerie de l'UMIH 31 (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie de Haute-Garonne). Il considère que le plus grand affront de cette taxe additionnelle de 10% est qu'elle ait été décidée sans concertation préalable, sans que les concernés (les hôtels) aient été avisés. Il considère aussi que cette nouvelle taxe "est difficilement acceptable dans un contexte suffisament compliqué. " Quel est ce contexte en Haute-Garonne ? Le taux d'occupation est stagnant avec un taux de 63% fin 2015 et les prix reculent. Les investissements liés aux normalisations successives mais aussi la concurrence des "para-hôtelliers" ( Airbnb ou Abritel) sont les bêtes noires de ces entreprises. Sur Toulouse, Frédéric Michel compte près de 3.000 chambres mises à disposition par ces réseaux parallèles, soit plus de 10% de la capacité hôtellière de la ville ( environ 13.000 chambres). La taxe additionnelle annoncée a été votée pour financer des campagnes de promotion touristique locale (nouveau site internet, films publicitaires,...), mais l'UMIH 31 se montre vigilante : " L'application de cette taxe à compter du 1er mars est impossible car les délais d'organisation sont trop courts. Nous demandons un report et une annulation pour les contrats déjà en cours. Nous demandons aussi à connaître le plan de communication du Comité Départemental du Tourisme (CDT) du département, pour vérifier que les sommes prélevées (500 à 600.000 € environ) seront utilisées efficacement pour favoriser le tourisme. La nouvelle région LRMP qui offre un accès au littoral, les travaux annoncés par l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le futur parc des expositions sont de bonnes nouvelles pour la profession, selon Frédéric Michel. Mais il émet la condition suivante : " que l'on n'augmente pas la part du gateau au fur et à mesure des projets, car il faut déjà assurer un bon taux de remplissage aux hôtelliers déjà installés."