Pour la première édition française de EmTech, Toulouse a été choisie comme lieu d'accueil. Pourquoi ce choix ?
Tout d'abord, nous sentons que la France représente un terrain florissantpour l'innovation et l'entrepreneuriat. Nous voulons soutenir cet élan et nous organisons par exemple une compétition de start-up avec l'objectif de donner l'opportunité au gagnant de rencontrer des investisseurs internationaux. Nous avons choisi Toulouse car l'écosystème local et la présence d'entreprises européennes justifient l'organisation de la conférence. C'est un cadre propice à l'innovation technologique. Et puis Toulouse est la capitale européenne de l'aéronautique et du spatial. Ce sera la ville européenne de la science en 2018.
Que peut-on attendre de cet événement concrètement ?
Nous présenterons les technologies émergentes qui compteront demain. Nous voulons aussi renforcer le lien entre les entrepreneurs français et les capital-risqueurs du monde entier, afin de mener de nouveaux business. Notre façon de vendre, acheter et offrir des produits est en train de changer et EmTech France évoquera tous ces changements. Je pense que les entreprises locales peuvent beaucoup apprendre sur les technologies du futur durant cette conférence. Elles pourront affiner leur business, l'adapter au marché. Et puis plus concrètement encore, elles auront l'occasion de rencontrer des acteurs et promoteurs de technologies pour la robotique, le big data, l'éducation, la santé et d'autres thématiques porteuses. De ces échanges naîtra un réseau riche en opportunités de liens commerciaux.
S'il fallait mettre en avant trois technologies du futur, lesquelles citeriez-vous ?
Il y en a tellement. Mais s'il fallait choisir, je citerais : l'internet des objets, les technologies et le design fondés sur l'expérience utilisateur et les méthodes agiles (pour une meilleure adaptation à un environnement changeant). À mon avis, ces trois tendances seront appliquées dans tous les secteurs de service ou d'industrie. Je rajouterais que pour survivre à l'ère du digital, les entreprises doivent rester ouvertes. Elles doivent comprendre qu'elles font partie d'un écosystème. Et donc apprendre à coopérer avec des start-up, des universités, etc. À Toulouse, il y a des acteurs intéressants comme Digital Place, la Mêlée et IT Valley qui prouvent le dynamisme de la ville en terme de soutien à l'innovation.
du 15 au 16 décembre Quai des Savoirs, Toulouse Conférence internationale organisée par MIT Technology Review www.emtechfrance.com