Le GIE Haropa, présidé depuis le 1er janvier dernier par Alexis Rouque, le directeur de Ports de Paris, a enregistré en 2015 des trafics en hausse de 2,4% par rapport à l'exercice précédent. Un résultat "encourageant", souligne-t-il, "car ce n'est pas le cas chez l'ensemble de nos concurrents", à savoir les ports Belges, Néerlandais et Allemands du range Nord.
Un record au Havre
Le bilan d'Haropa, qui s'élève pour 2015 à 91, 4 millions de tonnes, reste cependant contrasté en fonction des filières. Les vracs liquides (hydrocarbures) progressent de +5,76% du fait d'importations de pétrole brut en hausse de 7,5%. Les produits raffinés atteignent même un record au Havre avec 12,6 millions de tonnes.
Rouen, toujours portée par les céréales
Les vracs solides, portés par la bonne santé des exportations de céréales depuis les terminaux rouennais (+12,6% à 8,17 millions de tonnes) représentent "la deuxième meilleure année sur les quinze dernières écoulées". L'activité croisières, par contre, chute de 12%, subissant "les effets des mises aux normes environnementales des navires de croisière maritime", souligne le représentant du GIE.
Quant au trafic fluvial, il redémarre (+3%) après deux années consécutives de baisse, en raison notamment de la reprise du secteur du BTP en Ile-de-France, toujours très demandeur en matériaux de construction.
"Le plus petit dans la cours des grands"
Haropa, décrit par le directeur général du port du Havre, Hervé Martel, comme "le plus petit dans la cours des grands", annonce enfin pour 2016 plus de 500 millions d'euros d'investissements au sein des trois ports, portés majoritairement par le secteur privé (Beuzelin ou Tenssenderlo à Rouen, ou encore Prologis, SDV et LBC Sogestrol au Havre).