Hardy Production : «Une rupture»
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Hardy Production : «Une rupture»

Juillet2009, un mois à oublier très vite pour le groupe HRD. Dix ans de gestion Seribo (l'ancien propriétaire) et dix ans de gestion à la mode Roux n'y auront rien fait. Hardy Production, à La Chapelle-des-Fougeretz, n'a jamais prouvé sa capacité à être bénéficiaire. Avec des charges fixes importantes, chaque année, Hardy Production perd 500 K€, pour un CA entre 5 et 6M€. Le dépôt de bilan est inévitable pour l'unité de production dont le coeur de métier est la fabrication des laques. Sur les 42 salariés du site de 10.000m², onze acceptent de rejoindre Roux Production, à Langon, où est désormais rapatrié le métier de la laque. Les autres sont licenciés. Une décision difficile à prendre pour Didier Roux. «Je suis chef d'entreprise depuis l'âge de 25 ans. Le fait d'avoir à restructurer, licencier, ce ne sont pas des choses que l'on fait avec plaisir. Ce sont des situations difficiles à gérer à tous les niveaux. Les salariés, vous vivez avec eux, c'est la différence avec les grands groupes. C'est une histoire qui s'arrête, donc une rupture.» Didier Roux a pourtant tenté de sauver le site. «On a soutenu cette activité aussi longtemps que possible car on pensait réussir à rentrer dans une phase de croissance. Mais j'ai un deuxième rôle, garantir la pérennité de mon entreprise. On coupe une partie pour préserver le reste.»




Une clientèle qui a changé

Au fil des ans, après la séparation avec Seribo, Hardy Production avait du mal à trouver sa place dans le nouveau périmètre. «En même temps que le groupe Seribo avait paupérisé ses collections, nous avons entièrement recréé la clientèle Hardy», explique Didier Roux. Et d'ajouter: «notre métier industriel, c'est le travail à la commande. On avait des productions en série, métier pour lequel il était plus judicieux d'externaliser. Parce qu'une organisation de série a d'autres contraintes que le travail à la commande.»

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