Cinq sociétés de surveillance humaine indépendantes ont formé un groupement d'intérêt économique (GIE), baptisé Sécuralliance, pour répondre à des appels d'offres à l'échelle nationale. Parmi elles, le Groupe Protector, leader sur les Alpes-Maritimes avec 4,7 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisés en 2012, mais sans réelle force de frappe hors de son territoire originel faute d'une couverture nationale. « La configuration du marché de la sécurité privée laisse peu d'alternative aux acheteurs multi-sites en dehors des trois ou quatre grands groupes leaders », explique Philippe Bettini, dirigeant du Groupe Protector. « Avec le GIE, nous proposons aux acheteurs nationaux un réseau de PME certifiées, expérimentées, qui maîtrisent l'activité sur leur territoire, et qui interviendront sur ces contrats en co-traitance ». Avec un chiffre d'affaires global qui s'élève à 50 millions d'euros, pour 1.500 salariés répartis dans quatorze agences, Sécuralliance entre dans le Top 10 des opérateurs de sécurité privée en France. S'il couvre à ce jour 70 % du territoire français, l'objectif du réseau est de proposer à court terme une couverture nationale complète et, dans un second temps, élargie aux pays européens limitrophes. Aussi le GIE est-il ouvert à d'autres sociétés indépendantes en France, notamment dans les régions Nord et Midi Pyrénées, mais aussi à l'étranger. Sous conditions. Les principales étant d'être certifié, d'avoir un CA d'au minimum 3 millions d'euros par an, et de ne pas (ou peu) avoir recours à la sous-traitance.
Vers un marché assaini
En attendant de récolter les premiers fruits de Sécu
ralliance, le Groupe Protector poursuit son développement sur la place azuréenne. Spécialisée dans les sites tertiaires, industriels et portuaires, l'entreprise laurentine s'ouvre à un nouveau segment de marché, celui de l'événementiel, en assurant depuis ce début d'année la sécurité de deux casinos de la Côte d'Azur. En outre, avec la montée en puissance du CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité), chargé de réguler l'accès à la profession, de contrôler et, si besoin, sanctionner les entreprises s'écartant du Code de déontologie professionnelle, « le marché saturé de petites boutiques pas toujours en règle avec les normes du métier va s'assainir », prédit Philippe Bettini. Le Groupe Protector prévoit de réaliser en 2013 un chiffre d'affaires de 5 à 6 millions d'euros.
Groupe Protector
(Saint-Laurent du Var) Dirigeant : Philippe Bettini CA 2012 : 4,7 millions d'euros 200 salariés Tél. : 04 93 19 34 19 direction@ groupe-protector.fr