Cette technologique pionnière (20 brevets), est issue de 10 ans de R & D au CEA-Liten, à Grenoble. Président de Sylfen (4 collaborateurs), Nicolas Bardi a cofondé l'entreprise, en juin 2015, avec Caroline Rozain. « La technologie d'électrolyse réversible est une solution pour stocker l'énergie locale et renouvelable (solaire, éolienne). Ce qui constitue le dernier verrou qu'il reste à lever pour réussir la transition énergétique. L'idée clé, c'est d'intégrer cette technologie dans un système packagé, le « smart energy hub » : une solution de stockage de grande capacité, à tarif compétitif, qui permettra, dès 2018, de rendre des bâtiments autonomes, à partir d'énergie locales et renouvelables, expose Nicolas Bardi. « Actuellement, la signature d'un tout premier contrat est en discussion avec un grand groupe de l'énergie. D'autres projets permettront de qualifier la solution Sylfen en conditions réelles sur des bâtiments, dès l'été 2018 ».
Un marché mondial de plus de 10 Md€ annuels
À partir de 2020, l'extension de la technologie aux quartiers et territoires, nécessitera un système de forte puissance, et donc industrialisé. Une levée de fonds est en cours, avec un objectif de 2,7 M€ à l'automne, pour finaliser la première génération du « smart energy hub », et les logiciels associés permettant d'optimiser la gestion de l'énergie. La conception sera modulaire afin d'être adaptable à n'importe quel bâtiment collectif.
« A l'échelle des bâtiments, le marché mondial est supérieur à 10 Md€ annuels. Au-delà, l'enjeu est gigantesque, notamment pour la consolidation des réseaux électriques de tous les pays en transition (Amérique du sud, Asie, Afrique), et pour l'adaptation des réseaux occidentaux au développement inéluctable de la production locale », souligne Nicolas Bardi. Aujourd'hui, cette technologie émergente suppose de repenser tout à la fois l'approvisionnement en énergie propre locale, et l'organisation des réseaux de distribution énergétique. « La clé pour réussir la transition énergétique est d'investir en priorité dans le réseau local pour être autonome à l'échelle locale, grâce au stockage, et donc de disposer d'une énergie propre et sécurisée, plutôt que de maintenir des moyens centralisés excédentaires pour couvrir les pointes », soutient Nicolas Bardi. La question en suspens, aujourd'hui, est de savoir quels seront les premiers investisseurs des réseaux de distribution d'énergie propre, demain. Sylfen vise en 2020 un résultat net et un free cash flow positif, avec un chiffre d'affaires de 15 M€.
Sylfen
(Grenoble)
Président : Nicolas Bardi
CA prév.2016 : 200 k€
4 collaborateurs
www.sylfen.com