Grand Paris : Le volet normand sur les rails
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Grand Paris : Le volet normand sur les rails

Le président de la République a confirmé au Havre l'engagement de l'État sur le dossier de la LGV dont il souhaite un aboutissement en 2017 au plus tard.

Venu auHavre officiellement pour parler de l'aboutissement de la réforme portuaire, Nicolas Sarkozy a fait bien plus que cela le 21avril dernier en confirmant, notamment, à propos du Grand Paris et de son volet normand, sa «volonté d'aller au bout des choses». «Je serais au rendez-vous du Grand Paris», a insisté un président de la République offensif dans une allocution aux allures de campagne électorale. Le Grand Paris dont la déclinaison normande est le projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Paris à l'Estuaire en 1h30.




«À projet exceptionnel, dispositif exceptionnel»

S'il est acquis que la procédure du débat public sera engagée en octobre prochain pour déterminer lequel des trois tracés les plus probables sera retenu, Nicolas Sarkozy a confirmé son intention d'aller vite, quitte à passer par la voie législative si les circonstances l'imposent. Car, «à projet exceptionnel, dispositif exceptionnel», justifie le Président. Interpellé par l'ancien maire duHavre Antoine Rufenacht sur la question du calendrier, il s'est même fait plus précis estimant que la date symbolique du 500e anniversaire de la fondation de la ville par François Ier lui semblait un bon marqueur pour l'inauguration de la nouvelle ligne, soit en 2017! Antoine Rufenacht qui se voit du même coup propulsé à la tête d'un Commissariat au développement de la Vallée de la Seine (lire page2), «une administration de mission qui dépendra directement de la présidence de la République» a précisé Nicolas Sarkozy. Côté financement, en réponse aux inquiétudes des élus locaux, Laurent Fabius en tête, il a annoncé la création d'une mission chargée d'étudier les différentes variantes, rappelant qu'aucune décision sur l'engagement de l'État ne pouvait être prise avant l'issue du débat public. Les Havrais, décidément à la fête, ont également reçu l'assurance que le projet de plate-forme multimodale du GPMH était «une infrastructure prioritaire» sur le berceau de laquelle la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet était priée de se pencher sans tarder. Et sur les questions environnementales posées par les opposants au projet, là encore le président a tranché: «on ne peut pas au nom de l'environnement demander le développement du ferroutage et s'opposer à la plate-forme multimodale!»



Guillaume Ducable

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