Le Gevil regroupe des PME mais surtout plusieurs grandes entreprises du bassin économique villeurbannais: Carrefour, Messier Bugatti, Adecco, EDF, Imprimerie Dugas, Lenoir services... Toutes ont au moins un point commun: elles sont soucieuses de l'impact de leur activité sur la planète. Comme elles, une quarantaine d'entreprises adhérentes au Gevil a répondu favorablement au président Alain Garcia pour la création d'un club développement durable, avec le soutien de l'Appel, l'association des éco-entreprises de Lyon, et l'antenne de Villeurbanne de la CCI de Lyon. «Les quatre grandes rencontres prévues en 2011 porteront sur des sujets d'actualité comme le plan énergie-climat, la responsabilité sociétale, la gestion des déchets, avance le président du Gevil. Un expert puis un témoignage concret d'une entreprise ouvriront le débat et les échanges d'expériences.»
Des motivations multiples
Pour son lancement, le 11janvier dernier, le thème portait sur le bilan carbone. Laurent Galdemas, du cabinet d'études villeurbannais CSD Ingénieurs, apportait des éléments pour la mise en place d'un bilan carbone. «Les motivations sont multiples: réduire les coûts d'exploitation, améliorer son image tant en interne qu'en externe, s'approprier un nouvel outil de management... Selon ses priorités, une entreprise ne mettra pas en place le même bilan carbone.» La Banque Populaire Loire et Lyonnais, qui accueillait la quarantaine de chefs d'entreprise du Gevil, a témoigné de la mise en place de son bilan carbone. «Nous avons constitué une équipe projet regroupant des personnes clés et motivées pour l'exercice, dans chacun des grands services étudiés: les ressources humaines, la gestion des énergies et des bâtiments, notamment, détaille Michel Bonnet, directeur du projet coopération Banque Populaire. Après neuf mois de travail, nous avons constaté que nous consommions 13.100tonnes de C02, soit l'équivalent de 70.000 allers-retours Paris-Lyon en voiture!» La banque se rend compte que ses leviers d'action ne portent que sur environ 30% de sa consommation globale. Elle met en place des actions sur la gestion de l'eau, du tri des déchets et surtout du papier. «La dématérialisation est un engagement fort du groupe mais on ne change pas les habitudes du jour au lendemain. On tend vers le zéro papier mais on s'est rendu compte que finalement la consommation de papier avait augmenté!» Pédagogie et communication sont les étapes essentielles pour faire adhérer toute une entreprise à ce style de démarche. Le Gevil (120 adhérents représentant 3.000 salariés) s'inscrit dans ce rôle de sensibilisation et d'information. Outre ces conférences, des ateliers de travail pourraient prendre forme dans les prochains mois sur ce thème.