L'homme dirige l'une des plus belles entreprises des Alpes-Maritimes. Avec 400M? de chiffre d'affaires, 2.300 salariés et une centaine de gros chantiers en cours, Cari figure parmi les six premières entreprises nationales de BTP. Ses concurrents: Bouygues, Vinci, Eiffage, Spie... Pourtant, le groupe carrossois leur tient la dragée haute. Son point fort? Son positionnement dès 2004 dans le développement durable et l'efficience énergétique. On dit de lui qu'il a beaucoup d'idées, et souvent un train d'avance sur les autres. Il réfute. «Moi, je ne fais que copier. C'est plus rapide et bien plus performant que de dépenser de l'énergie à créer. Les gens ont peur d'essayer, pas moi. Ma capacité, c'est de mettre en oeuvre. Je suis un bâtisseur.» Quittant SGE, Georges Dao rejoint l'entreprise niçoise Nicoletti en 1992, rachetée un an plus tôt par le Britannique Tarmac. Ce sont les années de croissance... jusqu'en 2004 où le groupe anglais souhaite se retirer. Le dirigeant et 14 autres cadres rachètent 51% des parts de l'entreprise qui devient Cari. Opération réitérée en 2008, où 250 cadres entrent au capital, désormais détenu à 75% par le personnel. Une histoire de motivation et de fidélisation. On l'aura compris, le dirigeant prend soin de ses troupes. Son dernier cheval de bataille: la lutte contre les accidents du travail et son récent appel au Centre d'ostéopathie Atman pour travailler sur l'équilibre de ses équipes. Mais que l'on ne se trompe pas! Georges Dao est un homme d'entreprise. «On peut être humain et aimer l'humain, à un moment donné, il faut des résultats. La responsabilité sociale et le développement durable ne doivent pas se faire à la place du profit, mais avec!»
Bâtisseur visionnaire, le président de Cari vient de recevoir coup sur coup le Prix régional et le prix national de l'entrepreneur de l'année pour son engagement sociétal.