Gandrange-Florange : Quelle solution pour la sous-traitance?
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Gandrange-Florange : Quelle solution pour la sous-traitance?

À Gandrange, Arcelor Mittal a fermé son aciérie, le 30mars. Le 7avril il annonçait la prolongation des mesures d'arrêt à Florange et la propagation à d'autres outils. La C

CI de la Moselle lance un plan de soutien aux sous-traitants. Le sidérurgiste Arcelor Mittal a annoncé le 7avril, à l'issue de son comité d'entreprise européen, "il apparaît nécessaire de maintenir les arrêts temporaires de production et d'optimiser cette dernière afin de nous adapter aux réalités du marché. Toutes ces mesures de suspension de la production sont temporaires et seront réexaminées à intervalles réguliers. La société continuera d'entretenir les installations pendant cette période afin que la production puisse redémarrer le plus rapidement possible lorsque les conditions de marché seront meilleures". Une mauvaise nouvelle supplémentaire pour le secteur, après la fermeture définitive de l'aciérie de Gandrange le 30mars, malgré l'engagement présidentiel du 4février 2008. Pour le site de Florange, un millier de salariés sont concernés par ces mesures de travail partiel qui pourraient durer de cinq à 18 mois. Du côté des entreprises sous-traitantes c'est un nouveau coup dur. «On ne prend pas la mesure des dégâts collatéraux, souligne Alain Nani, qui dirige Alphamétal, filiale d'Alphatrade. Nous n'avons une visibilité que sur 6 à 8 semaines, mais pour Alphatrade, la sidérurgie ne représente que 12% de l'activité. Nous soutiendrons notre filiale. Alors que pour certains, Arcelor Mittal Florange représente 80% de l'activité». À Rombas, l'entreprise adaptée Lorraine Ateliers, sous-traitant sur Florange, a enregistré la perte de la moitié de son chiffre d'affaires. «Nous avons recours à des mesures de chômage partiel massif et à un plan de formation. Nous regardons de près les nouveaux accords en terme de formation, explique Jean-Denis Martin, le gérant de l'entreprise. Les mesures que nous avons prises devraient nous permettre de tenir toute l'année. Mais, nous n'avons aucune visibilité. Aujourd'hui, nous sommes même à l'affût des marchés de ceux qui vont tomber...Et on craint vraiment que rien ne redémarre à Florange».




Le plan de soutien de la CCI

Pour tenter d'apporter des solutions, la CCI de Moselle va accompagner 60 entreprises. Ce plan de soutien, financé par la Région, le Département et Arcelor Mittal, prévoit 200heures d'analyses. «Nous travaillons déjà avec un consultant, précise Jean-Denis Martin. Plus que le diagnostic, j'attends des idées pour retrouver des marchés». Pour Alain Nani, la crise actuelle va profondément modifier le paysage. «Nous allons participer à ce plan pour faire le point sur la situation régionale. Il y a malheureusement beaucoup de gens qui font la même chose. Je suis certain qu'il y a des synergies à trouver, que les stratégies pourraient être collectives». Reste à trouver la bonne formule pour sauvegarder ces savoir-faire.

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