Après la crise alimentaire
Denis Digel (en photo), président de la FRSEA (Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles), également à la tête de la coopérative des Maraîchers réunis de Sélestat (15 exploitations), qui commercialise à elle seule plus de la moitié des salades, concombres et tomates d'Alsace, a suivi avec beaucoup d'inquiétude l'évolution de la crise alimentaire provoquée par la bactérie ECEH en Allemagne.
«Sur cette période, je n'ai vendu que 20% de la quantité habituelle de concombres et tomates. Maisle gros de notre production était encore sous serre et deux menaces planent toujours sur nos récoltes: la méfiance nouvelle des consommateurs et l'effondrement des prix induit par la surabondance de légumes sur le marché». Le président de l'interprofession des fruits et légumes d'Alsace, Pierre Lammert, rappelle que «la France est soumise à un dispositif de contrôle rigoureux et réactif». Quant aux productions de la région, «elles sont soumises à un cahier des charges dont le niveau de qualité est actuellement rehaussé». Une vaste campagne de promotion des fruits et légumes d'Alsace est en cours de lancement, pour rassurer les consommateurs et les inciter à consommer local.