Invité du Propeller Club de Rouen, Olivier Juban, directeur du Pôle agriculture et produits de carrière de Fret-SNCF a expliqué comment l'opérateur historique entend répondre à l'exigence de fiabilité des chargeurs portuaires locaux avec une offre commerciale mieux adaptée.
Fortes fluctuations de la demande
Déjà, du côté de la filière céréalière, Gilles Kindelberger, directeur opérationnel de Senalia, évoque «une amélioration de la qualité chez Fret-SNCF». Durant la campagne 2008/2009, quelque 550 trains (l'équivalent de 23.000 camions) ont livré 690.000 tonnes de céréales aux silos du groupe, soit 16% de ses exportations totales. La demande ferroviaire portuaire rouennaise se caractérise par de fortes fluctuations dans le temps pour des volumes massifiés. Mais «l'époque où la SNCF disposait de locomotives pour répondre à la demande immédiate est révolue», souligne Olivier Juban. L'opérateur a créé quatre entités adaptées aux divers marchés dont une dédiée aux produits de carrière, céréales et déchets (Solerail). Celle-ci dispose de 2.500 agents de conduite (ADC) très intégrés sur l'ensemble des services. «Des ADC de Sotteville-les-Rouen vont directement à Dijon», indique Olivier Juban qui évoque par ailleurs «une amélioration de la disponibilité des locomotives».
L'amélioration de la desserte ferroviaire des Grands ports Maritimes (GPM) est l'un des volets retenus dans l'Engagement National pour le Fret Ferroviaire auquel 7milliards d'investissements seront consacrés d'ici à 2020.