La première vague de labellisation French Tech, qui exclut pour l’heure le dossier azuréen, fait réagir dans les Alpes-Maritimes. Dans un communiqué, Patrick Allemand, premier vice-président du Conseil Régional et opposant PS au maire de Nice, revient sur les raisons qui selon lui ont conduit au recalage de la candidature French Tech Côte d’Azur. « Si nous n’avons pas été retenu, c’est tout simplement parce que notre dossier présentait certaines insuffisances, notamment au niveau des accélérateurs de start-up », avance l’élu qui accuse : « L’échec que j’espère provisoire de la candidature Côte d’Azur tient essentiellement au manque de cohérence et de gouvernance entre Nice et Sophia Antipolis. L’absence regrettable de Sophia Antipolis du réseau French Tech est la
conséquence directe d’une stratégie qui, derrière le discours officiel de façade, cherche à développer l’OIN (Opération d’intérêt national Eco-Vallée sur le territoire de la métropole Nice Côte d’Azur, ndlr), en compétition permanente avec son écosystème naturel, Sophia Antipolis. »
De son côté, Team Côte d’Azur, l’agence de développement économique azuréenne qui pilote le dossier, nuance la non-sélection de French Tech Côte d’Azur. Elle souligne que « les candidatures instruites jusque-là concernent des métropoles, tandis que celle de la Côte d’Azur est celle d’un territoire puissance 4 : le montage est un peu plus long à élaborer. » En effet, le projet azuréen entendait « mettre en synergie » les territoires de la métropole Nice Côte d’Azur, de Sophia Antipolis, de Cannes et de Grasse. Cela supposait d’enterrer les querelles de clocher pour parler d’une seule voix, ce qui a nécessité quelques mois de pourparlers intensifs qui peuvent expliquer le retard de la prise en main du dossier par les entrepreneurs azuréens.
« La communauté French Tech Côte d’Azur n’a cessé, depuis la visite de la mission French Tech du 3 octobre, de préciser ses projets, et notamment ceux des accélérateurs privés du territoire comme Allianz ou Amadeus, d’étoffer ses plans de travail et de coordonner ses efforts », reprend Team Côte d’Azur qui va donc revoir sa copie. « Le planning convenu avec la Mission nationale French Tech prévoit la remise des plans d’action détaillés de la French Tech Côte d’Azur début décembre, pour une instruction qui permettra à la candidature azuréenne, si elle est bien retenue, de s’inscrire en janvier 2015 dans le processus national de labellisation. »
French Tech Côte d’Azur n’est pas la seule candidature de Paca recalée de cette première vague. Si Aix-Marseille a bien obtenu le précieux label, Toulon Ruche Numérique devra elle aussi attendre le second tour.
Le recalage de la candidature azuréenne fait réagir dans les Alpes-Maritimes.