Le nouveau directeur général de Microturbo (600 salariés dont plus de 500 à Toulouse) est un homme du groupe Safran, rompu à ses différents métiers et aux multiples casquettes. Ingénieur passé par l'école Polytechnique et l'école nationale des Ponts et Chaussées, ce Bordelais d'origine entre dans le groupe en 1991 chez Hispano-Suiza, à différentes fonctions qui lui donnent « un bon bagage opérationnel », puis part en 2000 chez Messier-Bugatti où il finit par prendre la direction de la business unit Roues et Freins. « Une période de très forte croissance dans un environnement très compétitif où il fallait servir beaucoup de clients », reconnaît François Tarel. Puis le groupe Safran l'appelle à son siège en 2009 pour piloter le projet de modernisation de Safran qui passe par la mutualisation de fonctions supports de ses sociétés au sein de centres de services partagés. « Un gros travail de conduite du changement » pour celui qui deviendra directeur général d'Aircelle pendant cinq ans avant d'arriver à Microturbo. Pour cet amateur de sport de 51 ans, fan de football, soucieux d'une « exemplarité dans le management » et « assez exigeant », plusieurs défis devront être relevés à la tête de l'entreprise toulousaine experte en génération de puissance. « Il faut gérer la croissance des activités historiques de Microturbo, accompagner les nouveaux développements dans le marché civil sur l'aviation d'affaires et innover dans les APU (groupe auxiliaire de puissance, ndlr) pour challenger nos deux concurrents américains, sur leur territoire en particulier ! »