A l'origine, la Loi travail "commençait plutôt bien", a estimé François Asselin. Le président de la CGPME, en déplacement à Nancy ce 2 mai, a vu d'un oeil plutôt favorable les travaux préparatoires.
Puis, "la machine à perdre s'est mise en route", estime François Asselin, qui date le début de la perte de substance de la loi au moment où les syndicats étudiants sont rentrés dans la bataille. "On a assisté à quelque chose de totalement irrationnel politiquement. Un jeune homme de l'UNEF a quitté Matignon avec 400 M€ d'aides extraites de la taxation des CDD. La loi est devenue anti-salariés, créatrice de précarité".
Aujourd'hui, François Asselin estime que la loi n'a plus rien "d'intéressant" pour le tissu des PME : "Cette loi peut-elle créer de l'emploi ? Simplifier la vie des entreprises ? Non". Le patron de la CGPME voit une seule mesure utile dans le texte : "l'objectivation du caractère économique d'un licenciement", car cela permettrait de ne pas laisser le juge décider seul de la situation réelle d'une entreprise.