« Les banques sont mobilisés sur le financement de l'économie ». Et elles veulent que ça se sache. La directrice de la Fédération bancaire française (FBF), Ariane Obolensky, en déplacement à Bordeaux ce matin, a souligné que l'encours des crédits octroyés à l'économie a progressé de 2,6% à fin juillet, sur les 12 derniers mois.
« La croissance du crédit est toujours plus élevée en France que la moyenne européenne, et le taux de demandes de crédits non satisfaits est le plus faible d'Europe ». Ariane Obolensky s'inquiète toutefois de la situation des entreprises hexagonales. « La
situation des banques est liée à la situation de l'économie. Or, la demande de crédits est clairement en ralentissement. Il y a un vrai sujet sur les TPE et PME, avec une perte de compétitivité que l'on retrouve dans les taux de marge. Conséquence : le taux d'autofinancement est de plus en plus faible, et désormais moins élevé qu'en Allemagne. Nous sommes inquiets et solidaires des entreprises ».
Pour la directrice de la FBF, les établissements bancaires sont aujourd'hui pénalisés par plusieurs mesures, alors que le soutien aux entreprises n'a jamais été autant nécessaire.
« Tout d'abord, la hausse du plafond du livret A va peser lourdement sur les capacités des banques. Ensuite, les conséquences de la loi de finance sur la fiscalité de l'épargne sont problématiques. Car les personnes avec des salaires importants sont celles qui épargnent le plus. Or, elles vont être plus taxées ».
> Photo : Ariane Obolensky