Richard Frischer, Directeur général du domaine de Forges (groupe Partouche)
Vous êtes second de notre classement «Top 20 Tourisme» (numéro spécial novembre). Le domaine de Forges ne connaît pas la crise? Depuis notre ouverture en juin2007, nous avons su nous développer au-delà du casino, en un resort de loisirs. Le domaine, c'est trois hôtels, trois restaurants, un spa, un golf et de nombreuses activités annexes. Le complexe sait aussi se transformer la semaine en resort d'affaires avec activités team building. Notre force est de pouvoir proposer à nos clients beaucoup d'activités variées même si certaines, comme le casino, ont été chahutées avec la crise. Mais, nous avons su surfer sur autre chose: notre proximité avec Paris. Beaucoup d'entreprises sont venues nous trouver pour éviter les destinations trop ostentatoires, cela nous a permis de tirer notre épingle du jeu.
Comment se compose votre clientèle?
A 90% de parisiens. Il a fallu le temps que prenne notre concept «Bienvenue dans votre maison de campagne» mais au final, la clientèle a adhéré car elle trouve à Forges les moyens pour déstresser. Ainsi, depuis trois ans, nous sommes beaucoup montés en gamme et avons investi dans des appareils dernier cri, les réfections du spa et du hammam, la création d'un espace de loisirs en extérieur avec un lac ou encore des soirées à thèmes. L'idée, c'était de créer une ambiance familiale. Au final, notre activité se répartit pour moitié sur la clientèle affaire et pour l'autre sur la clientèle familiale de week-end.
Quelle place occupe aujourd'hui le casino dans votre chiffre d'affaires?
Assurément, le casino reste pour nous une activité prépondérante avec plus de 60% de notre chiffre d'affaires annuel (En 2009, le Domaine de Forges a réalisé un chiffre d'affaires de près de 24M€).
Entretien S.C
- TROIS QUESTIONS À