Ford Blanquefort, coûte que coûte

Ford Blanquefort, coûte que coûte

Mardi 24 juin, une cinquantaine de syndicalistes de Ford défilaient dans les rues de Bordeaux. La raison de cette manifestation : l'inquiétude sur le maintien de l'emploi à Ford Blanquefort. Bien évidemment, la délégation menée par Philippe Poutou a été reçue à l'hôtel de ville et à la préfecture. Mais que peuvent faire les collectivités et l'État quand une industrie s'effondre ? Commisération et subvention tiennent lieu de réponse. En Gironde, Ford est particulièrement bien servi. De Christine Lagarde à Alain Rousset, en passant par Alain Juppé et Vincent Feltesse, tous les politiques qui comptent se sont penchés sur le dossier. Plus de 15 millions d'euros de subventions ont été attribuées à Ford : aides au chômage partiel, primes à l'aménagement du territoire, subventions régionales, fonds de compétitivité des entreprises... Dans l'industrie automobile européenne, 32 % des capacités industrielles n'ont pas été utilisées en 2013, le pire chiffre depuis 3 ans. Face à cette situation, et à la situation de nos finances publiques, que commande l'intérêt général : assurer coûte que coûte le maintien des 1.000 emplois ou laisser Ford face à ses responsabilités ? @email Twitter :@YannBuanec

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