FIT : Une indispensable filiale en Chine
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FIT : Une indispensable filiale en Chine

Produits laitiers Spécialisée dans le négoce de produits industriels laitiers, Fit, dont le siège social est à Rennes, réalise 30% de son chiffre d'affaires à l'export. Un marché que l'entreprise veut davantage explorer. Cela passe par la création d'une première filiale en Chine.

FIT, trois lettres peu connues, et pourtant, il s'agit du nom d'une entreprise rennaise qui réalise un chiffre d'affaires conséquent : 190 millions d'euros en 2012... Avec 31 salariés, presque tous basés avenue Henri-Fréville. Fit est une entreprise spécialisée dans le négoce de produits industriels laitiers. Elle est certainement plus connue dans le milieu de l'agroalimentaire, puisque son activité concerne le secteur du B to B. Autrement dit, Fit est l'intermédiaire entre les fabricants de produits laitiers (beurre, poudre de lait et de sérum, protéines) et les industries agroalimentaires qui ont besoin de les utiliser dans leurs préparations (plats cuisinés, pâtisseries, fromages...).Fondée en 1990 par trois anciens responsables de chez Bridel au moment du rachat de l'entreprise laitière par Lactalis, Fit s'est directement installée avenue Henri-Fréville. Elle n'en a déménagé qu'il y a deux ans, à quelques mètres, pour devenir propriétaire de ses locaux. Aujourd'hui dirigée par trois associés (Michel Lamarre, et Patrick Bousseau, co-DG, et Hervé Lanoë, président), l'entreprise, qui emploie une trentaine de salariés, réalise 30 % de son chiffre d'affaires à l'export. « Notre potentiel de croissance est sur le marché mondial, considère Michel Lamarre. Nous voulons donc augmenter cette part de notre activité à l'export et diminuer celle réalisée en France ».




Des besoins au Maghreb

Pour l'instant, Fit exporte essentiellement dans les pays du Maghreb et du Proche et Moyen Orient, avec en tête l'Algérie (Tunisie, Maroc, Égypte, Émirats...). « Le développement n'est pas sur l'Europe, où nous sommes mal placés. Les Allemands par exemple ont une bonne industrie laitière, comme la nôtre. Ils n'ont pas besoin d'importer. Mais nous sommes pertinents sur l'Algérie par exemple car on apporte des sources d'approvisionnement. Leur élevage laitier ne couvre pas tous leurs besoins, alors c'est intéressant pour eux de faire venir du lait écrémé, en poudre, et de remettre de l'eau à l'arrivée », explique Michel Lamarre. Un procédé qui fait le business de Fit, et qui est beaucoup moins cher que de transporter du liquide.




Sur un marché de niche

Par contre, l'Asie est un marché porteur pour le secteur du négoce de produits laitiers. Les dirigeants de Fit l'ont bien compris et travaillent déjà avec le Japon, la Corée et la Chine. À l'usage, ils ont aussi pris conscience des obligations nécessaires pour attaquer ce marché et y augmenter sa part de chiffre d'affaires. L'entreprise a donc décidé de créer sa première filiale en Chine cette année. « Cette filiale a pour vocation de commercialiser des produits en Asie, car en Chine, le commerce n'est pas si libre que ça », témoigne le dirigeant. Il faut, pour les étrangers, avoir une licence d'importation, ou sinon, passer par un importateur, « qui vous prend 10 à 15 % de marge, ce qui réduit votre chiffre ! » Fit a fait son choix. Avec un commercial pour le moment, la filiale devrait grossir, en fonction des marchés gagnés. « Le marché est difficile là-bas car les clients ne nous attendent pas. Nous nous positionnons donc sur une niche [ndlr : que le dirigeant veut garder secrète pour ne pas donner d'idées à ses concurrents !] dans le domaine du lait infantile ». Une initiative toute bretonne qui fait de Fit le premier importateur français en Chine dans son domaine. L'entreprise met tous les atouts de son côté pour réussir sur ce marché dynamique. « La Chine s'enrichit, la population commence à consommer différemment, ce qui augmente leurs besoins en lait », résume Michel Lamarre. Une opportunité de plus pour Fit qui connaît un bel essor de son chiffre d'affaires, à +17 % cette année. « Dans notre activité, l'effet prix est très important. »




De nouveaux fournisseurs

« En réalité, nous avons un faible taux de rentabilité, qui est toutefois suffisant pour conforter l'entreprise dans sa pérennité et emprunter auprès des banquiers pour des besoins en fonds de roulement », précise Michel Lamarre. L'entreprise a en effet souvent besoin de financements à court terme pour stocker des matières premières pour ses clients. Fit cherche même toujours de nouveaux fournisseurs, notamment en Amérique du Nord. « Nous achetons des produits aux états-Unis et au Canada depuis cette année, car ils ont des quantités à revendre. Par contre, on n'en vend plus là-bas car ce sont des cow-boys ! », constate le DG, qui achète aussi des produits en Amérique du Sud (Argentine).

FIT



(Rennes)Président : Hervé LanoëDG : Michel Lamarre et Patrick Bousseau31 salariésCA 2012 : 190 M€www.fitsa-group.com02 99 53 33 15

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