« On a pour ambition de devenir la référence bretonne dans l'industrie de la papeterie et de la bureautique », entame Sylvain Lourgouilloux, tout nouveau responsable marketing du groupe Bretagne Buro, qui rassemble les marques Bretagne Buro (fournitures de bureau, bureautique, mobilier, papeterie, et services), Mobi Buro (agencement et aménagement de bureaux) et Ergo Plus (ergonomie et adaptation des postes de travail).
À 32 ans, ce Quimpérois d'origine est fraîchement débarqué de Londres, où il a travaillé durant onze ans pour une agence de design web. « Mon objectif est de créer une synergie entre les trois marques du groupe », explique-t-il. Un projet de taille que Vincent Caniez, P-dg du groupe, n'aurait probablement pas pu porter à bout de bras, lui qui, jusqu'à présent, portait seul la stratégie marketing de son groupe.
Nouvelle stratégie web
Après avoir refondu les logos des trois marques, le nouveau responsable marketing s'est attaqué au site internet de Bretagne Buro, la marque phare du groupe, que Vincent Caniez a rachetée en 2010. Cinq mois après son arrivée, le site modernisé est passé de 400 à 3.000 visites par mois. Même progression du côté des réseaux sociaux, la page Facebook de Bretagne Buro étant passée de 100 à 1.200 likes depuis son arrivée. Les deux autres sites suivront sous peu, car Sylvain Lourgouilloux veut aller vite : « une fois qu'ils seront en place, nous allons travailler sur une stratégie multicanal, car c'est encore peu utilisé en papeterie dans la région ».
Créer une synergie entre les marques du groupe
Il faut dire que le groupe a de bonnes bases pour ce genre de stratégie, entre son réseau de trois magasins de proximité Bretagne Buro (à Brest, Quimper et Lorient) et ses agences Mobi Buro et Ergo Plus de Brest, Quimper, Saint-Brieuc et Rennes. « L'idée, c'est de créer une synergie entre nos différents canaux de distribution pour qu'ils puissent se compléter : magasins de proximité, B2B par le biais de nos commerciaux, ou encore en ligne pour pouvoir commander à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit et être livré entre 24 h et 48 h. C'est ce qui fait notre force : il faut que ça se sache ! », sourit-il.
Mettre en avant le côté breton
« Notre second axe stratégique va consister à mettre en avant le côté breton de notre groupe, car c'est ici que Vincent Caniez veut investir et être un groupe breton est un réel argument pour beaucoup d'entreprises locales ». Sponsoring de divers événements tels que le Finist'air Show, à Briec, partenariat avec le Stade Brestois et l'équipe brestoise de handball féminin... « L'idée est de faire savoir qu'on est là pour aider les entreprises bretonnes, mais aussi de rajeunir la marque et d'apporter un peu de gaieté dans le monde de la papeterie », ajoute celui qui a récemment lancé un jeu concours permettant de gagner planches de surf et autres skateboards. Il a aussi fait venir un bus distribuant des bonbons à ses clients durant deux jours, à Brest et Quimper.
« Décortiquer chaque élément et le remettre d'aplomb »
Coté budget ? « On travaille beaucoup en interne, et j'ai la chance de pouvoir continuer à collaborer avec mes anciens partenaires londoniens, ce qui limite les coûts », confie celui qui, plutôt que parler budget, préfère parler priorités. Des priorités au rang desquelles arrive également en tête la mise à jour du fichier clients du groupe, outil crucial pour la mise en place de sa stratégie multicanal. « Pour créer une vraie synergie, il faut décortiquer chacun des élements, les remettre d'aplomb, et ensuite les réunir à nouveau », résume le responsable marketing. Dernier aspect sur lequel il compte mettre l'accent : le service client. « On va renforcer la formation des employés, car nos clients font l'effort de venir nous voir alors que nous ne sommes pas implantés en centre-ville : il faut que nos vendeurs connaissent au mieux les produits pour les guider et les accompagner. »