Finistère : La biscuiterie Lanven au révélateur du "reboot camp"
# Agroalimentaire # Réseaux d'accompagnement

Finistère : La biscuiterie Lanven au révélateur du "reboot camp"

Hervé Buzit, patron de la biscuiterie Lanven s'est prété au jeu du « reboot camp » lors des 360 possibles, l'événement de BDI qui avait lieu à Brest en octobre.

Des Post-it, des gommettes, un paper board, un crocodile en peluche et surtout une bonne dose de créativité. Voilà les ingrédients d'un « reboot camp ». Hervé Buzit, dirigeant de la PME Lanven (13 salariés ; 1,3M? de CA) qui fabrique des pâtisseries bretonnes à Plourin-lès-Morlaix s'est prêté au jeu, ou plutôt à cet atelier d'un nouveau genre, proposé aux 360 Possibles qui se tenaient à Brest en octobre. Dans la petite salle, en plus du patron, 10 autres dirigeants, parmi lesquels on retrouve quelques têtes bien connues dans l'économie finistérienne comme Emmanuelle Legault (Cadiou) ou encore François Quellec (brasserie Britt). L'animateur, Christian Oger, est un membre de la Cress Bretagne (Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire).

« Trouver de nouvelles recettes »

Son rôle : faire appliquer la méthode « reboot camp » sans brider la créativité des participants. Car le but ultime est d'aider le patron de Lanven à répondre à sa problématique : « trouver de nouvelles recettes de biscuits ou madeleines sans trop perturber la production ». « Pour le chef de l'entreprise concernée, cela commence en amont avec une réunion de préparation et de définition de cette problématique », détaille Christian Oger. Ensuite, le reboot camp commence par une présentation de l'entreprise et une explication de la méthode : une suite de « divergence et de convergence ». C'est là qu'interviennent les post-it. Chacun doit laisser libre cours à son imagination sur les carrés colorés. Tous les jugements de valeurs ? négatifs comme positifs ? sont bannis.

D'où l'utilité de la peluche de crocodile : « Dès qu'on dit quelque chose sur une idée, qu'on rit ou autre, on doit la prendre », sourit l'une des participantes. Lors de la phase de convergence, au contraire, il est question de trier, choisir (avec les gommettes). « On regroupe les idées qui se ressemblent et on en prend quatre que l'on va développer tous ensemble », indique l'animateur. Par petit groupe, celles-ci sont retravaillées dans une nouvelle phase de divergence avant de repasser à une phase de convergence.

« Un vrai plaisir »

Au final, pour le reboot camp de Lanven, plus de 130 post-it. Des idées d'association avec de grands chefs, d'un concours pour les étudiants, d'un cobranding avec une autre marque, de recettes sucrés salés, de circuits courts, d'une mascotte, etc. « Pratiquement toutes les pistes évoquées sont à suivre ! », se réjouit Hervé Buzit à la fin de la session de quatre heures. Tous les participants semblent étonnés d'avoir tant donné. L'impression revient dans la bouche de plusieurs d'entre eux : « Ça a été un vrai plaisir. On ne se connaissait pas et on a réussi à super bien travailler dans une ambiance très sympa et détendue ».

Tout le monde se quitte après des échanges de cartes et une demande : connaître la suite qui va être donnée par Hervé Buzit. Christian Oger, lui, range le tout avec attention. Il fera une synthèse qu'il enverra au patron finistérien dans quelques jours. Avec une semaine de recul, le dirigeant de Lanven est toujours bluffé de la méthode « reboot ». « On a plein d'idées. On n'a pas encore eu le temps de toutes les creuser mais on a déjà fait quelques tests sur de nouvelles recettes avec mon équipe. Il aurait fallu encore plus de temps mais l'expérience a été très bénéfique ».

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