« A l'origine, cette nouvelle carte consulaire n'était souhaitée par aucun d'entre nous », a insisté ce matin Frank Bellion, président de la CCI de Brest, rappelant le contexte de contrainte budgétaire qui touche l'ensemble des CCI de France. « Nous allons essayer de faire aussi bien avec moins de moyens, mais c'est tout de même une chance pour nous d'avoir une chambre départementale métropolitaine qui devrait permettre d'assurer l'équilibre breton et de faire le pendant avec Rennes. Mais ce vote n'est qu'une première étape. La seconde va consister à définir la façon dont nous allons nous organiser pour rendre le meilleur service possible à nos ressortissants. Le poids de chacune des délégations devrait rester sensiblement le même qu'au sein de CCI29 : 40% pour Brest, 40% pour Quimper et 20% pour Morlaix ».
« Il va falloir travailler avec nos personnels pour que personne ne soit lésé »
La mutualisation des services impliquera-t-elle des restructurations ? « Nous serons inévitablement amenés à faire un certain nombre d'économies, mais nous prendrons le temps de réfléchir avant de toucher les postes en place : il va falloir travailler avec nos personnels pour que personne ne soit lésé », explique-t-il.
Pour mémoire, la CCI de Brest emploie 600 personnes ( en incluant celles qui travaillent dans les différents équipements qu'elle gère) et dispose d'un budget hors-investissements de 68M€, celle de Quimper en emploie 250 (dont 80 aux services généraux) et gère un budget de 31M€, et celle de Morlaix emploie 142 salariés pour un budget de 26M€. L'addition des trois chambres finistériennes placerait la CCI départementale au troisième rang national, derrière les CCI d'Ile-de-France et la CCI Côte d'Opale, gestionnaire du port de Calais.
« Pas le plus mauvais choix »
« Nos services travaillent déjà ensemble, en particulier avec Brest en matière de ports et de formation », souligne d'ailleurs Jean-Paul Chapalain, président de la CCI de Morlaix. « On va continuer à faire ce que l'on faisait avec la CCI29, en augmentant le périmètre et en nous rapprochant de nos ressortissants», rassure-t-il.
De son côté, Jean-François Garrec, président de la CCI que Quimper, indique que « les centres de formation et les équipements de Cornouaille continueront à travailler comme avant : nous avons déjà perdu beaucoup d'administrations, il ne faudrait pas que l'hémorragie continue ». Pour celui qui a « très brièvement » discuté de l'opportunité d'une fusion avec la CCI du Morbihan, cette nouvelle chambre « n'est pas le plus mauvais choix : la pilule est passée, il va falloir faire avec !».
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