ISAI, Kima Ventures, Jaïna… Si leurs noms sont exotiques, ces fonds qui multiplient depuis plusieurs années les investissements en France ont tous un point commun : ils sont portés par des entrepreneurs à succès, comme Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) ou Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister), qui, une fois fortune faite, réinjectent leurs profits dans de jeunes entreprises et participent ainsi à l’éclosion de nouvelles success-stories.
Ce cercle vertueux qui a fait florès aux Etats-Unis et que jalouse souvent le tissu entrepreneurial hexagonal pourrait franchir un palier en France, grâce à la création ce 9 avril d’un club de « fonds d’entrepreneurs » né au sein de l’Afic, l’Association française des investisseurs pour la croissance. La présidence de ce club est assurée par Isabelle de Baillenx, présidente des fonds Fa Dièse.
17 fonds, qui pèsent pour 615 millions d’euros de capitaux (dont 450 millions proviennent de 920 investisseurs privés), ont déjà rejoint les rangs de ce club. A eux seuls, ils ont déjà financé 206 entreprises, qui rassemblent 4.700 emplois pour un CA cumulé de 730 millions d'euros.
Le club assurera notamment un rôle de lobbying, en entendant populariser cette forme d’investissement et en montrant notamment qu’elle ne se limite pas seulement à l’amorçage et au capital-risque. Autre argument qui devrait être défendu par ce club : l’implication des souscripteurs de fonds dans la vie des entreprises soutenues, grâce à l’échange d’informations et de conseils. Une vertu davantage attribuée jusqu’à maintenant aux réseaux de business angels.