Films en Bretagne : Le Finistère plébiscité
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Films en Bretagne : Le Finistère plébiscité

Loin d'être la première région d'accueil de tournages de cinéma ou télévision, la Bretagne peut quand même se vanter d'être en haut de l'affiche depuis le début de l'année, avec 1.400.000 spectateurs.

Quel est le point commun entre ?Les beaux gosses? (900.000 spectateurs en moins de 10 semaines), ?Villa Amalia?, ?King Guillaume? et le tout récent ?Non ma fille tu n'iras pas danser? (sortie le 2septembre)? Tous ces films ont été tournés en Bretagne en 2008, en partie ou en totalité. À Rennes pour le premier, au Cap Fréhel et à Erquy pour le second, le Nord-Finistère pour le troisième et la région de Pontivy, du Blavet et des Monts d'Arrée pour le dernier. Avant que ne retombent les rideaux, la Bretagne gagne grâce à eux une notoriété grand écran. C'est le cheval de bataille que mène Films en Bretagne, depuis 2005, avec la création de son bureau d'accueil des tournages. «L'objectif de la Région est d'attirer des tournagespour créer des retombées économiques et développer son image à travers l'audiovisuel», explique Catherine Delalande, chargée de mission chez Films en Bretagne, association soutenue par la Région et Cap l'Orient. «Quand les équipes de tournages s'installent en Bretagne, cela représente des hébergements, de la restauration, des salaires de techniciens, de comédiens, de figurants, de la location de matériel...», indique Emmanuelle Lohéac, du bureau d'accueil des tournages. Au-delà de la filière, c'est tout un territoire qui en profite. Sur ?Jeu d'été ?, tourné en 2008 dans le Morbihan, les retombées directes se sont élevées à 194.000 €, pour 28 jours de tournage. Au total, en 2008, on comptait 298 jours de tournages en Bretagne. À lui-seul, le Finistère capte près de la moitié des tournages (144 jours, contre 71 pour l'Ille-et-Vilaine, 56,5 pour le Morbihan et 26,5 pour les Côtes d'Armor).




Plus de 2M€ d'aides aux productions en 2008

Pour remercier leurs choix de décors, 75 projets ont ainsi été aidés par la Région en 2008. 40 ont déjà obtenu un soutien cette année. D'autres projets sont à venir au dernier trimestre. «Les financements sont plus difficiles aujourd'hui», reconnaît Catherine Delalande. Deux longs-métrages qui devaient être tournés cet été sont d'ailleurs restés dans les cartons, faute de financement. «Ce sont des retombées économiques perdues, ou reportées, pour la filière et pour 20 salariés durant huit semaines!», se désole-t-elle. Car, si les réalisateurs choisissent la Bretagne comme terre de vie de leurs scénarios, ce n'est pas que par amitié ou passion pour la Bretagne. Sur ce terrain, toutes les régions sont en concurrence. Et celle qui l'emporte haut la main, c'est encore la région parisienne, devant la région PACA et le Rhône-Alpes. La Région Bretagne y va ainsi de sa carotte. Et ce sont les subventions qui peuvent faire la différence. 2.107.000€ ont été injectés dans 75 productions tournées en Bretagne en 2008. «La hauteur des subventions, en fonction de la durée du tournage, intéresse particulièrement les producteurs», complète la chargée de mission de Film en Bretagne. Un long-métrage peut ainsi recevoir jusqu'à 150.000€ de subvention, un téléfilm 80.000€, un film d'animation 37.250€, un court-métrage 28.500€ et un documentaire 23.000€.

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