Producteurs d'oeufs et de volailles, les Fermiers de Loué ont misé, ces dernières années, sur l'image qualitative de leurs produits. Le consommateur, en les achetant, y retrouve une image de naturel et de produit sain, et en accepte donc le prix. Le nom même de la marque est devenu gage de qualité. Aussi associer ce nom à d'autres produits, nécessite une réelle réflexion en amont, pour respecter ce message. C'est tout l'enjeu du partenariat récent des biscuits Saint-Michel et des oeufs de Loué.
Trouver la bonne porte d'entrée
La nouvelle gamme de biscuits «Cocottes» de Saint-Michel surfe sur la vague du produit de proximité et est réalisée avec des éléments du terroir: sel de Guérande, beurre de Normandie et oeufs de Loué. «Ce n'est pas facile de trouver la bonne porte d'entrée pour l'industrie alimentaire. Mieux vaut prendre son temps pour ne pas se tromper», explique Yves de la Fouchardière. Quelques tentatives avaient déjà eu lieu, il y a une dizaine d'années, pour des plats cuisinés, ou des biscuits. Sans succès. «Le marché n'était pas prêt pour les biscuits, ou trop de niche pour les plats cuisinés», se souvient le directeur des Fermiers de Loué. «Aujourd'hui c'est différent. Les biscuits «Cocottes», lancés en février dernier, ont trouvé leur public et le bon positionnement», reprend-il. Voilà donc un essai réussi pour intégrer un secteur industriel, qui s'ouvre «par les oeufs plus que par la volaille» et qui offre de nombreuses perspectives pour les fermiers sarthois, au vu du nombre de produits industriels intégrant des oeufs. Pour le moment, la participation aux biscuits ne représente que «2.000 oeufs par jour, soit l'activité d'un demi éleveur sur 180».
Une relation partenariale
Cette nouvelle expérience qui pourrait être développée avec d'autres produits alimentaires, a permis au groupe de se fixer une ligne de conduite très claire. «Se faire accompagner par des spécialistes, comme Saint-Michel pour les biscuits, dont c'est le métier. Ce n'est pas le nôtre, nous ne pourrions nous y lancer seuls». Et instaurer une relation partenariale. «Pour nous, ce ne peut être qu'une relation de confiance, de qualité mais aussi de durée afin d'amortir l'investissement de nos éleveurs, le tout dans le respect de notre nom». Une relation privilégiée donc, mais qui, une fois établit, peut emmener loin. «C'est vrai qu'il y a des choses à faire et de belles perspectives dans l'absolu, au vu du nombre de produits alimentaires industriels», conclut le dirigeant, restant discret sur d'éventuels contacts en cours.
Fermiers de Loué
(Coulans-sur-Gée) P-dg: Alain Allinant D-g: Yves de la Fouchardière CA 2010: 256M€ 02 43 39 93 13