L’atelier de couture montalbanais Blue Poppies créé en février 2014 compte aujourd’hui une vingtaine de personnes et vise un chiffre d’affaires de 700.000 euros en 2016. Lancée par Muriel Thullier, l’entreprise de conception et fabrication de vêtements pour enfants a démarré avec un service de vente en ligne original qui propose aux parents de créer le vêtement pour leur enfant selon leurs goûts, en utilisant les modèles, coloris et matériaux proposés par l’atelier. Le démarrage a été difficile : « On s’est rendu compte que malgré tous nos efforts d’interactions et de conseils en ligne, quand on est une marque inconnue de vêtements, il faut avoir pignon sur rue pour permettre aux clients de toucher les matières et d’observer la qualité. » Muriel Thullier change alors de stratégie commerciale et vise les revendeurs en Asie en mettant en avant la fabrication artisanale (pas de travail à la chaîne des couturières qui conçoivent chacune l’intégralité de chaque pièce), la qualité et l’adaptabilité de la petite unité de quinze couturières qui peuvent fabriquer des petites collections sur-mesure.
Une croissance à financer
Pari gagné, notamment grâce à deux importateurs chinois qui décident de miser sur l’image haut de gamme Cocolico. Le premier vend en ligne, l’autre dans des boutiques. Au total, les deux clients de la jeune entreprise sont prêts à investir 2 M€ pour voir la marque Cocolico prospérer en Chine. Le partenariat se concrétise ce mois de mars avec l’ouverture de trois boutiques (une à Shenyang le 10 mars, deux à Shangaï le 20 mars). Pour accéder au marché chinois, l’entreprise adapte ses styles et matières aux demandes de ses importateurs et vend un concept de boutique adapté tant au niveau de la présentation que de l’accueil des familles clientes (exemple : des jeux et occupations pour les enfants dans la boutique). Plus d’une dizaine de magasins sont prévus d’ici à 2017 avec aussi des ouvertures dans d’autres villes du pays. Face à cette montée à l’export, le petit atelier doit faire face à l’augmentation des commandes et donc se développer. Muriel Thullier envisage une levée de fonds de 1,5 à 2M€ cet été pour financer cette croissance.