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Expert des travaux d’accès difficiles, Acrotir veut atteindre les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2030
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Expert des travaux d’accès difficiles, Acrotir veut atteindre les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2030

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Confiant dans la capacité du marché à assurer la croissance organique de son groupe spécialisé dans les travaux sur cordes et basé à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, le dirigeant d’Acrotir, Laurent Elles, veut accélérer grâce à une nouvelle offre de leasing sur les équipements de sécurité.

Des salariés d’Acrotir en intervention. La PME basée à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, emploie près de 60 salariés aujourd’hui — Photo : Acrotir Développement

Dans un secteur où des groupes de dimension européenne veulent aller chercher de la croissance très rapidement, Laurent Elles, le dirigeant d’Acrotir à Lunéville en Meurthe-et-Moselle, veut proposer une alternative. "Passer de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires à 100 millions en six ans en se faisant accompagner par des fonds, comme certaines entreprises sont en train de faire, ce n’est pas l’orientation que nous avons retenue", affirme le dirigeant lorrain.

Du leasing pour les équipements de sécurité

Opérant dans les travaux d’accès difficile, que ce soit en hauteur ou des milieux confinés, Acrotir a bouclé son dernier exercice sur un chiffre d’affaires de 5,6 millions d’euros, avec un effectif de 58 salariés. "Et pour 2030, nous serons à 10 millions d’euros, avec 90 salariés", anticipe le dirigeant. Une confiance qui s’appuie d’abord sur une nouvelle offre : en avril, Acrotir va mettre sur le marché une offre de leasing des équipements de sécurité.

Chercher de la valeur ajoutée sur les toits

"L’enjeu, c’est de libérer nos clients de la problématique de devoir mobiliser des fonds sur des équipements qui ne sont pas productifs", résume Laurent Elles. Concrètement, plutôt que de facturer en une fois la mise en place d’équipements nécessaires à la mise en sécurité d’un site dangereux, comme le toit d’un immeuble ou d’un bâtiment industriel, soit plusieurs dizaines de milliers d’euros, le dirigeant d’Acrotir veut convaincre ses clients de les louer sur une longue durée pour ensuite en devenir propriétaire, grâce à un partenaire bancaire. Avec des garde-corps, lignes de vie, dispositifs d’ancrage, passerelles aériennes, échelles d’accès, ou encore toute la métallerie de sécurité antichute, les équipes d’Acrotir se proposent de sécuriser les sites et pourront ensuite mener des opérations de maintenance simples.

En avril, Laurent Elles, le dirigeant d’Acrotir, va mettre sur le marché une offre de leasing des équipements de sécurité — Photo : Jean-François Michel

Des objectifs atteints avec de l’avance ?

"La maintenance et l’entretien d’un bâtiment pour éviter des dégâts, c’est du préventif, et il est toujours compliqué d’investir dans le préventif, parce que ça ne permet pas facilement de mesurer le retour sur l’investissement", concède le dirigeant d’Acrotir, qui se montre tout de même confiant dans sa capacité à convaincre ses clients, bailleurs sociaux, collectivités et industriels. "Si cette nouvelle offre démarre comme prévu, nous atteindrons notre objectif de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 2 ans d’avance", précise Laurent Elles.

Différencier l’offre en s’appuyant sur l’équipe

Autre vecteur de croissance pour la PME lorraine, élargir son périmètre d’intervention. Réalisant l’essentiel de son chiffre d’affaires dans le Grand Est et dans les Hauts-de-France, Laurent Elles lorgne désormais vers la Bourgogne-Franche-Comté au Sud, ainsi que vers la Belgique et le Luxembourg au Nord. Autant de territoires sur lesquels Acrotir décroche déjà des chantiers, mais dans lesquels Laurent Elles assure pouvoir aller plus loin. En s’appuyant sur son équipe : "Nous travaillons beaucoup à la différenciation de notre offre, en veillant à nous positionner sur des segments de marché très spécifiques, grâce à nos compétences en interne", décrit le dirigeant d’Acrotir.

Des collaborations dans le monde universitaire

Embauchant de plus en plus de jeunes gens à des niveaux de formation de bac + 2 à bac + 5, Laurent Elles veut s’appuyer sur la matière grise présente dans son entreprise pour pousser des innovations et explorer de nouvelles pistes. "Nous avons lancé une collaboration avec l’École des Mines à Nancy, pour développer un parcours de formation spécifique aux équipes de maintenance opérant en milieux confinés", dévoile le dirigeant.

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