Jean-Louis Louvel lui-même le confirme: le comité directeur du Stade Rouennais a accepté vendredi 13 janvier à l'unanimité sa candidature pour la présidence du club de rugby de Rouen. Un choix qui devra néanmoins être entériné au cours de la prochaine assemblée générale du club qui doit se tenir le 2 mars prochain.
Le retrait annoncé de la Matmut, premier financeur privé du club
Depuis quelques jours déjà, l'actuel président du club Marc-Antoine Troletti, patron de l'entreprise éponyme de travaux publics, était sous le feu des projecteurs. Lui qui avait annoncé il y a plusieurs mois déjà son intention de céder la place, avait dû faire face à la défection de son principal sponsor privé, la Matmut, qui vient d'annoncer son retrait à compter de la saison prochaine.
Une perte de 300.000 euros sur l'exercice en cours
Le club, qui afficherai à ce jour une perte de l'ordre de 300.000 euros, s'est vu dans le même temps tancé par la Métropole Rouen Normandie, son principal financeur public, qui réclamait pas plus tard qu'hier par le biais d'un communiqué signé de David Lamiray, vice-président chargé des sports, « que toute la lumière soit faite sur l'état réel des finances de l'association » avant que la collectivité s'engage davantage dans le projet d'agrandissement du Stade Mermoz. Ultime étape pour l'homologation en vue de la montée du club dans l'étage supérieur de l'élite.
Jean-Louis Louvel a rencontré Frédéric Sanchez
Après un tête-à-tête organisé avec le président de la métropole Frédéric Sanchez mardi midi, Jean-Louis Louvel a pu confirmer son intention de reprendre les rênes dès que possible. En premier lieu, le patron de PGS souligne l'engagement déterminant de la Matmut ces dernières années: « sans eux, les résultats n'auraient pas été là; on doit respecter la décision de Daniel Havis », explique le dirigeant.
"Mon sport à moi, c'est l'entreprenariat"
Très proche de l'actuel président du club, Marc-Antoine Troletti, Jean-Louis Louvel salut également « le travail accompli pendant huit ans » et les résultats « à la hauteur des espérances » obtenus pas la direction actuelle. Sponsors du club par le biais de son groupe, il reconnaît qu'il a appris à apprécier le rugby « grâce à Marc-Antoine Troletti ». « Mon sport à moi, c'est l'entrepreneuriat », explique-t-il. « Et dans le rugby je retrouve de vraies valeurs humaines ».
Le Stade Rouennais, "comme une entreprise en difficulté"
Son intérêt pour le Stade Rouennais, c'est, explique-t-il, celui d'un patron « pour une entreprise en difficulté »: « Ce club ne peut pas déposer le bilan, sinon il repartirait de zéro, alors qu'il y a une équipe et un entraîneur (l'ancien international Anglais Richard Hill) formidables, des bénévoles et un public soudé ». Bref, tout le potentiel pour aller encore plus haut, estime Jean-Louis Louvel. « C'est pour cette raison que je me porte au chevet du club. L'attractivité du territoire passe par la culture, l'art comme le sport qui en sont des éléments indispensables ». Et dans ce domaine, Jean-Louis Louvel veut « contribuer » !
Des finances saines pour repartir en 2017/2018
De sa rencontre avec Frédéric Sanchez, le président de la métropole, le patron de PGS retient la volonté d'aller au bout des projets en cours, pour peu que la situation financière du club se stabilise. Alors Jean-Louis Louvel s'y est engagé: il va combler le trou de 300 000 euros, avec des partenaires, « pour repartir sur des bases saines ».
Objectif : Pro D2
Avant de solliciter la région, Jean-Louis Louvel sait qu'il sera suivi par la ville de Rouen, ainsi que par des investisseurs privés « que mon arrivée va permettre de fédérer » Actuellement en tête de sa poule en Fédérale 1 (troisième division), le club vise l'accession en Pro D2.