«Il faut revenir aux fondamentaux: la bourse permet aux entreprises de trouver de l'argent pour financer leurs investissements. Tant que nous serons dans une économie de marché et que les besoins de financement des entreprises existeront, les Bourses ne disparaîtront pas et il n'y a pas de raison que ces placements ne soient pas intéressants pour les investisseurs.
«Être très sélectif»
Le problème tient peut-être à une focalisation sur les grosses valeurs par le biais de l'indice CAC 40. Sur une longue période, le CAC 40 affiche des performances inférieures à celles des petites valeurs dont la prime de risque est plus forte. Par ailleurs, quand on étudie le comportement des OPCVM et des FCP, on s'aperçoit que des gérants de portefeuille parviennent à des résultats qui sont loin d'être déplorables à condition de bien les sélectionner. Dans une période de tension, il faut être très sélectif et se soumettre à un vrai travail d'expertise, ce qui remet au coeur de la réflexion la nécessité du débat avec son conseiller financier. Un retraité peut avoir le temps de suivre son portefeuille. C'est rarement le cas pour un cadre, un dirigeant d'entreprise ou un professionnel libéral. D'où la nécessité d'être très bien entouré.
«Opérer des arbitrages»
D'autant qu'aujourd'hui, il faut être actif dans la gestion de son patrimoine. Il fut un temps où on pouvait se contenter de faire du "buy and hold" (achat pour conservation de la valeur dans la durée, ndlr). Aujourd'hui, il faut savoir opérer des arbitrages, y compris au sein d'un PEA. Il faut également jouer la diversification. S'il est difficile pour un particulier d'acheter en direct de la dette australienne, il existe parmi les 10.000 à 15.000 fonds européens disponibles des produits dédiés en totalité ou partiellement aux émergents. Il y a de réelles opportunités mais il faut là encore s'entourer d'un bon agent.»