À arpenter des kilomètres et des kilomètres de bureaux, à longer des lignes et des lignes de production, à traverser des centaines et des centaines de zones d'activités, tous les journalistes du Journal des Entreprises vous le diront: il faut parfois prendre sur soi pour ne pas s'évanouir à la vue de certains bâtiments et usines. La pollution visuelle n'est pas une vue de l'esprit et l'immobilier d'entreprise a aussi sa part de responsabilité. On sera évidemment indulgent avec ceux pour qui les crises à répétition auront eu raison de leur trésorerie. L'essentiel étant, dans ce cas critique, de préserver l'outil tel qu'il est, même usé jusqu'à la corde. Mais pour les autres, pour tous ceux qui sont en capacité de faire construire - ou de réhabiliter - lançons un cri du coeur: étonnez vos salariés, étonnez vos visiteurs d'un jour, étonnez-vous! Qui a dit que l'immeuble dans lequel nous passerons la majorité de notre vie doit être terne, laid ou -pire-banal ? La France accueille des architectes de talent, les entreprises du bâtiment savent maîtriser des matériaux aux possibilités de forme, de couleur et d'usage innombrables. Tout en intégrant des considérations environnementales qui, si elles sont habilement appliquées, peuvent se traduire en économies de charges. Alors pourquoi se priver? Le territoire qui vous accueille met des bâtons dans les roues de vos projets les plus fous? Il ne devrait pas être trop compliqué de lui renvoyer à la figure son plan local d'urbanisme. PLU qui, pour certaines collectivités, est parfois beaucoup plus destructeur pour le paysage urbain... et pour nos yeux. @email
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