Le vice-président de la CCI du Havre et dirigeant de la holding Orphéa (ETI, TCEM...), Didier Corpet, engage la réhabilitation des locaux du groupe en privilégiant l'option photovoltaïque. Rachetés par la mairie du Havre en 2002 à l'occasion de la liquidation de Trouvay Cauvin, les bâtiments qui habritent aujourd'hui l'entreprise ETI vont subir ces prochains mois une profonde mutation. Acquis en septembre dernier par une SCI contrôlée par Orphéa, la holding dirigée par Didier Corpet, ils sont l'objet d'un plan de réhabilitation en deux phases qui devrait avoisiner les 4,5 M€. But de l'opération: assurer la pérennité des entreprises du groupe (ETI, TCEM) sur leur site historique de la rue du Général Chanzy. «Un site qui n'avait pas connu de travaux de fond depuis plus de huit ans», explique le vice-président de la CCI du Havre. Les travaux qui doivent démarrer en juin sous maitrise d'oeuvre de Sofinter sont destinés dans une première phase «à améliorer l'existant», de la devanture au chauffage, en passant par l'électrécité. Mais ce sont surtout les 4.800m² de la toiture de l'ancienne corderie de la rue Hoche qui vont être l'objet de tous les soins.
Devenir demain producteur!
La réhabilitation prévoit la pose de 2.200m² de panneaux photovoltaïques orientés plein Sud et permet à la SCI de signer un contrat de vente avec une filiale d'EdF «qui indirectement va financer les travaux de la toiture», explique Didier Corpet qui sans nier l'intérêt financier de l'opération revendique «une vraie logique de développement»: «La pose des panneaux augmente le budget de 600.000€!», avec néanmoins la perspective d'un revenu annuel de l'ordre de 120.000€. Au bout du compte, le groupe qui consomme chaque mois 40.000 kw va devenir demain producteur! Avec la mise en oeuvre d'une seconde phase de travaux, le bâtiment devrait acceuillir à terme des entrepôts rénovés, l'atelier de la société TCEM et des bureaux ouverts à la locations.
G.D.