Essity : Pourquoi l'usine SCA de Kunheim change de nom
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Essity : Pourquoi l'usine SCA de Kunheim change de nom

Suite à la décision du groupe SCA de séparer ses activités en deux sociétés distinctes, l'usine SCA de Kunheim devient l'usine Essity de Kunheim.

Il ne faut plus parler de l'usine SCA de Kunheim mais de l'usine Essity de Kunheim. En effet, le groupe SCA a décidé de séparer ses deux principales activités en deux sociétés distinctes et cotées en bourse. La première, qui conserve le nom SCA, se spécialise dans l'exploitation forestière, tandis que la seconde, Essity, se spécialise dans la fabrication de produits hygiéniques. Au sein du groupe SCA, la fabrication de produits hygiéniques représentait 86% du chiffre d'affaires total, soit 10,7 milliards d'euros. Essity détient notamment les marques Lotus, Nana, Okay... « Cette décision permet de simplifier les choses. Pour les investissements à prévoir, par exemple, nous n'avons plus à arbitrer entre deux activités qui n'avaient plus rien à voir », indique Marc Specque, directeur de la communication d'Essity. Néanmoins, les deux sociétés conservent le même siège, à Stockholm, et les mêmes actionnaires. Par ailleurs, la production de l'usine de Kunheim reste identique : du papier-toilette (2 millions de rouleaux par jour) et des mouchoirs (15 millions par jour) commercialisés sous la marque Lotus, ainsi que de l'essuie-tout commercialisé sous la marque Okay. Ce site, qui emploie 470 salariés au total, regroupe, l'usine de production mais aussi un service support pour la France et un centre de recherche et développement à rayonnement mondial sur le papier à usage domestique et sanitaire.

Essity se diversifie

Avec le rachat, en mai dernier, de BSN, société spécialisée dans les produits médicaux, Essity tâche de se développer sur le marché de la santé. « Les deux marchés sur lesquels nous sommes présents, les produits hygiéniques et les produits de santé, évoluent de manière plutôt favorable en raison de l'accroissement de la population mondiale et d'une tendance au vieillissement de la population mondiale », estime Marc Specque. Néanmoins, la volonté d'Essity de se positionner sur le marché de la santé s'explique peut-être par la forte concurrence sur le marché des produits hygiéniques, synonyme d'une baisse des prix et donc des marges. Par ailleurs, Essity s'attaque au marché français des couches-culottes pour bébés, estimé à près de 800 millions d'euros de CA par an. Ainsi, en mai dernier, après plusieurs années de recherche et développement, Essity a commercialisé ses premières couches culottes sous la marque Lotus. Essity vise les 10% de parts de marché, soit près de 80 millions d'euros de CA par an. « Nous sommes l'un des leaders en Europe sur les produits d'hygiène, nous ne pouvons pas rester absents des produits d'hygiène pour bébés », commente Marc Specque. « Nous proposons un produit premium, dans le haut du panier », développe le directeur de la communication. Autrement dit, Essity ambitionne de concurrencer la marque leader du marché, Pampers, mais pas les marques de distributeurs, qui vendent à des tarifs plus bas.

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