Espaces verts: pas qu'une question d'image
# Immobilier # Conjoncture

Espaces verts: pas qu'une question d'image

La demande d'aménagement paysager de l'entreprise et l'introduction d'espaces végétalisés y compris en intérieur est en forte progression. Et pas seulement pour une question d'image! «Il y a toujours eu des entreprises qui ont fait des efforts pour leurs espaces verts. Mais nous assistons actuellement à un véritable engouement», explique Emmanuel Mony, président de l'Unep-les entreprises du paysage, seule organisation professionnelle du secteur reconnue par les Pouvoirs publics. «Avant même la notion d'image, la motivation première, c'est le bienfait du végétal sur les salariés. C'est la recherche d'une valorisation en interne», poursuit-il.




Bienfaits sur l'individu

De multiples études soulignent les bienfaits des végétaux sur le bien-être et l'équilibre des individus. Alors pourquoi pas dans l'entreprise où un salarié passe plus de 50% de sa vie? C'est en tout cas le souhait d'une enquête Unep-Ipsos de 2010 selon laquelle les Français estiment que ce sont les centres commerciaux qui manquent le plus de végétal (cités à 86%) devant les lieux de travail (65%). En plus d'une action épurative sur la qualité de l'air par capture des polluants, les plantes influent directement sur la santé physique et mentale des individus. Leur efficacité a été démontrée contre les troubles mineurs liés au stress (maux de tête, dessèchement de la peau...), qui diminuent de 23% en présence de végétaux. Celle-ci influe également sur le processus de "récupération au stress" et l'amélioration des relations entre individus, conduisant, selon certains experts, à une augmentation de 12% de la productivité.




Démarche RSE

La "végétalisation" est très prisée par les entreprises engagées dans une démarche de RSE. De la disposition de plantes vertes dans les openspaces à la création d'espaces verts sur les terrasses et les zones de repos ou la "végétalisation" des toitures. Mais certaines vont plus loin. «Nous avons des demandes très innovantes, comme la création de jardins potagers au bénéfice des salariés», relève Emmanuel Mony. Côté tendance, l'heure est à la valorisation de la biodiversité locale. «Il faut arrêter les végétaux exotiques. La vraie mode, c'est d'opter pour des végétaux présents dans sa région et achetés dans des pépinières locales et pas importés», souligne le président de l'Unep. La profession est actuellement en pleine croissance: de 2008 à 2010, le nombre d'entreprises du secteur est passé de 20.000 à 26.500 (+32%) pour 85.000 actifs (+5.000) mais un chiffre d'affaire global qui stagne toutefois autour de cinq milliards.

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