Maine-et-Loire
Erepar donne une seconde vie aux pièces électroniques des voitures
Maine-et-Loire # Services # Stratégie

Erepar donne une seconde vie aux pièces électroniques des voitures

S'abonner

Aux Ponts-de-Cé, la société Erépar s’est fait une spécialité de la réparation électronique automobile. L’entreprise envisage de doubler son activité dans les trois ans et franchit un nouveau cap cette année en développant de nouveaux services et en mettant en avant l’aspect environnemental de sa démarche.

Yann Painbéni a créé Erépar en 2009. L’entreprise de 13 collaborateurs veut doubler son effectif d’ici trois ans — Photo : Olivier Hamard

Fondateur et dirigeant d’Erépar, Yann Painbéni le reconnaît : "le côté écolo, on le met peu en avant. Nous nous présentons plus comme des apporteurs de solutions techniques immédiates à moindre coût." Il n’empêche : nichée dans un ancien dojo au cœur d’un quartier résidentiel des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), la PME de 13 personnes qu’il a créée en 2009 a bel et bien la fibre écolo : Spécialisée dans la réparation électronique automobile, elle permet d’allonger la durée de vie des pièces électroniques des véhicules, d’en diminuer les coûts d’entretien et de réduire les déchets.

9 000 prestations de réparation

Travaillant en premier lieu pour des garagistes, souvent multimarques, des concessionnaires qui ont un parc de véhicules d’occasion mais aussi des particuliers pour environ 8 à 10 %, Erépar assure la réparation des pièces électroniques dans les véhicules, voitures, utilitaires ou camping-cars. "Notre métier est de comprendre le fonctionnement d’une pièce, explique Yann Painbéni, d’identifier les composants en défaut tout en conservant les données et les réparer. Par exemple, dans un boîtier relais ou un coupe-circuit électronique, il peut y avoir une grande quantité de pannes différentes. Et au lieu de changer un compteur, on n’en change qu’une pièce. Il est quand même dommage de jeter et de devoir acheter du neuf".

Chaque jour, au fil des réparations, la PME a ainsi enrichi et continue d’enrichir une base de données de 9 000 prestations de réparation différentes et elle dispose d’un ERP conçu en interne et en constante évolution. Elle assure une forme de R & D quasi permanente sur les pièces électroniques des véhicules, calculateurs moteur, compteurs ou encore écrans multimédias pour les plus courantes.

Tripler le chiffre d’affaires

En mars, Erépar a procédé à la refonte de son site internet proposant maintenant aux garagistes d’entrer en ligne directement l’immatriculation du véhicule de leurs clients. Cela permet de retrouver les pièces compatibles avec le véhicule puis d’identifier la panne et ses causes. "Il peut ensuite valider le diagnostic et commander en ligne la réparation parmi les pannes que nous avons répertoriées, ajoute Yann Painbéni, puis suivre l’évolution de son dossier."

Avec aujourd’hui environ 7 000 clients dans toute la France, la PME angevine veut maintenant voit plus loin. Elle a signé récemment des partenariats avec deux réseaux nationaux de garagistes, enrichissant ainsi son portefeuille clients, et veut poursuivre en ce sens. Ses équipes continuent de monter en compétences. Elle a recruté un commercial et ouvert un demi-poste pour un chargé de développement. "Nous sommes prêts pour absorber plus de volume," affirme Yann Painbéni. D’autant que le dirigeant prévoit de doubler la surface de ses locaux, avec l’ajout d’un étage, et de multiplier par deux l’effectif d’ici 3 ans. Et par 2,5 le chiffre d’affaires, sur lequel il reste néanmoins discret. "On travaille à la structuration de l’entreprise, poursuit-il, pour élargir le portefeuille clients, augmenter la profondeur de gamme et proposer encore plus de services, c’est ce qui assurera notre croissance."

Maine-et-Loire # Services # Électronique # Automobile # Stratégie # RSE
Fiche entreprise
Retrouvez toutes les informations sur l’entreprise EREPAR