Alors que les élus de la Région se réunissent ce lundi 18 mai, en assemblée pleinière pour décider du vote, ou non, de subventions à l'ARDI dans le cadre du dossier de reprise d'ERAI, les directeurs des implantations étrangères d'ERAI se sont fendus d'un long courrier pour alerter sur leur situation et maintenir la pression sur la Région.
"Le refus de subvention le 6 mars dernier, dans un contexte confus qu'il ne nous appartient pas de qualifier aujourd'hui, provoque déjà de très graves conséquences. Dans certaines implantations, les salaires du mois d'avril ne sont pas payés. Des clients ayant payé leurs factures de portage salarial voient leurs salariés portés ne pas recevoir leur salaire. La menace de disparition de la grande majorité des implantations pourrait avoir de dramatiques conséquences pour certains d'entre nous, la prison et la confiscation de passeport sont évoquées dans certains pays. Certains employés ont été obligés de se porter garant personnellement d'ERAI pour des contrats de location de bureau, d'être actionnaire de leur structure et d'endosser des responsabilités légales au nom d'ERAI (...) car la Région était une caution réelle (morale et financière) pour eux".
Les directeurs réclament enjoignent la Région à reprendre l'ensemble des implantations, ou tout au moins, de leur donner les moyens financiers nécessaires à une fermeture progressive en conformité avec les législations locales.
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Vers une reprise par l'Ardi ?