ERAI : Cinq nouveaux dossiers de reprise
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ERAI : Cinq nouveaux dossiers de reprise

Au terme du nouveau délai accordé par le Tribunal de Grande Instance de Lyon dans le cadre de la liquidation d'ERAI, cinq offres semblent suffisamment solides pour être présentées. Mais elles ont toutes comme clause suspensive, un abondement de la Région.

Robert-Louis Meynet, l'administrateur judiciaire désigné par le Tribunal de Grande Instance de Lyon dans le cadre du dossier ERAI, est en possession de cinq offres de reprise concernant quatre filiales : Dubaï (deux offres), Chine, Maroc et Italie.
Ces dossiers ont pu être ficelés grâce au délai supplémentaire accordé par le Tribunal, le 9 juin dernier, en parallèle de la validation de la reprise des filiales allemande, vietnamienne, turque et russe. Quatre des cinq offres émanent des équipes locales d'ERAI.

"Toutes ces offres sont assorties de clauses suspensives nécessitant un abondement financier de la Région". Abondement qui sera présenté à l'Assemblée régionale, le 29 juin prochain, par Jean-Louis Gagnaire, vice-président de la Région en charge des affaires économiques. Ce dernier prévoit une enveloppe globale de 900.000€ (suffisante selon l'administrateur judiciaire qui a examiné ces offres) mais censée être destinée uniquement au paiement des créances dans les pays où les responsables des filiales seraient en danger du fait des réglementations locales. Ce qui n'est pas le cas de l'implantation italienne par exemple...

"Cet argent n'est pas directement lié à la reprise des filiales. Il ira sur un compte dédié, ouvert par l'administrateur judiciaire, et sera exclusivement destiné à payer les dettes des filiales où les responsables locaux risquent l'emprisonnement. Au Brésil, par exemple, il n'y a pas d'offre de reprise mais si l'assemblée est d'accord, nous épongerons les dettes afin que le responsable d'Erai Brésil ne voit pas sa responsabilité personnelle engagée.", explique Jean-Louis Gagnaire.

Au vu des multiples rebondissements dans cette affaire ERAI, l'incertitude demeure sur le vote des élus.

Le tribunal examinera, dès le lendemain du vote, ces dernières offres de reprise. Offres qui pourraient être retirées, entre le 29 et le 30, si la Région n'injectait pas l'argent demandé, grâce au jeu des clauses suspensives.

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