Le Havre
Eolien : Un ticket Le Havre Saint-Nazaire
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Eolien : Un ticket Le Havre Saint-Nazaire

Les agglomérations duHavre et de Saint-Nazaire donnent le 15octobre le top départ de leur travail en commun pour la constitution d'une filière industrielle de l'éolien offshore. La rencontre le 22septembre dernier à Saint-Nazaire entre le président de la Communauté de l'agglomération havraise (la Codah) Antoine Rufenacht et son homologue saint-nazairien Joël Batteux avait fixé le cadre général d'un rapprochement entre les deux villes sur le terrain de l'éolien offshore.




Lobbying chez J.-L. Borloo et C.Lagarde

Cette fois-ci, une nouvelle étape doit être franchie avec la mise en place de groupes de travail dont l'ordre de mission est de réfléchir aux complémentarités que les deux territoires peuvent offrir pour avancer mieux armés dans la bataille européenne qui se dessine autour de la filière de l'éolien offshore. L'État français prépare un appel à projets pour générer quelque 6.000 mégawatts en mer à l'horizon 2020 et même près de 20.000 à terme, quand les Anglais ambitionnent déjà les 30.000MW! Des perspectives qui laissent entrevoir l'implantation de sites de production d'éoliennes en France, que LeHavre est prêt à accueillir à bras ouverts. Mais avant cela, c'est bien l'État que les deux communautés doivent convaincre. Antoine Rufenacht et Joël Batteux entendent donc rencontrer rapidement Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde pour les «sensibiliser» à la réalité des atouts de leurs territoires sur le dossier de l'éolien offshore. «Mais maintenant il faut aller vite», insiste Gérard Mercher, le patron du bras armé de la Codah en matière économique, LeHavre Développement. «Nous sommes dans le bon timing mais les concurrents existent et ils sont déjà au travail».




Au plus près des marchés

Des concurrents Allemands et Danois pour l'essentiel «qui ne seront pas en mesure de répondre» à l'accroissement prévisible de la demande, explique Gérard Mercher. «Nous avons d'ores et déjà rencontré l'ensemble des fabricants européens et nous avons la certitude qu'ils vont avoir besoin de créer de nouveau sites». Des sites qui seront au plus près des marchés en développement que sont l'Angleterre et peut-être bientôt la France, d'où la volonté duHavre et de Saint-Nazaire de se positionner au plus vite en jouant la carte de la complémentarité portuaire et industrielle.



Guillaume Ducable

Le Havre